Photos d'oiseaux

02 janvier 2021

Images 2020

 

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 Une nouvelle rubrique !
Ce n'est pas tous les jours, alors si le coeur vous en dit, cliquez sur "Publications" dans la colonne de gauche pour accéder à la plupart des livres, revues, dépliants .... où apparaissent certaines de mes photos.


 Hiver 2020-2021

 

Seule sortie de l'hiver pour le moment un petit tour au lever du jour sur l'étang de Berre. A mon arrivée un arc en ciel presque vertical m'attend. Des mouettes passent dans sa lumière, occasion de faire des photos surprenantes.

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Est-ce par contraste qu'ensuite j'ai pensé à faire des images en noir et blanc ? Sans doute les nappes de brouillard persistantes par endroits m'ont elles poussé dans cette voie que j'affectionne vraiment beaucoup.

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Ci dessous les mêmes espèces, en couleur cette fois. Peut-être que ce Grèbe à cou noir, avec son remarquable oeil rouge, voulait jouer une nouvelle version de la célèbre fable de la Fontaine ? En tout cas je n'ai pas vu de boeuf barbotant dans les parages.... 

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Nous sommes aujourd'hui le 2 janvier. Occasion pour vous souhaiter à toutes et tous une 

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 Automne 2020

Normalement l'automne marque le début de la saison des oiseaux venant se nopurrir aux mangeoires dans les jardins. D'ordinaire ils sont nombreux mais l'année dernière leur nombre était en forte diminution. Cette année c'est encore pire. Normalement les mésanges et les chardonnerets ne restent jamais plus d'une heure sans venir prendre quelques graines de tournesol. Actuellement aucun chardonneret, pas plus de verdier ent encore moins de grosbec, les mésanges sont rares. Alors j'ai photoraphier les autres espèces. mais n'allez pas croire que les photos ci-dessous reflètent une abondance des petits passereaux: ce ne sont que des cache-misères ayant nécessité de longues attentes ou de bons réflexes à l'occasion d'une rare opportunité. 

Malgré tout je suis très content de la première photo ci-dessous de ce Roitelet triple-bandeau. Elle sort de l'ordinaire, mes autres photos étant souvent plus documentaires qu' "artistiques". Mais bien sûr ce n'est que mon avis. A voir si dans quelques mois mon regard n'aura pas changé.          

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Plus classiques d'autres photos du même oiseau:

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Les fauvettes sont présentes toute l'année mais il y a aussi des passages lors des migrations en particulier de Fauvettes à tête noire. bien que comme la plupart des sylvidés elles soient le plus souvent dissimulées dans la végétation avec un peu de persévérance on peut les voir à découvert.  

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Les photos ci-dessus sont celles de deux mâles, j'ai eu peu d'occasions de photographier une femelle. Pourtant en voici une.

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Occasion pour moi de relancer le débat. Peut-on dire qu'il s'agit d'une photo ? certains diront qu'elle est jolie, que le fond est harmonieux. Oui mais.... mais il ne s'agit pas d'UNE photo mais de deux. Le fond ne me plaisait pas, alors j'ai détouré l'oiseau et placé dans un autre environnement (cf ci-dessous). Ni vu ni connu. Que faut-il en penser ? A chacun de se faire son opinion.

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Les fauvettes mélanocéphales sont, dans mon jardin, encore plus discrètes que leurs cousines. je les entends souvent, mais les voir n'est pas si fréquent, et les occasions de les photographier sont encore plus rares. Mais de temps à autre elles se montrent, et c'est toujours surprenant de les voir picorer au sol. Exemple type de la photo uniquement documentaire:

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Par contre l'Accenteur mouchet passe son temps à retourner les feuilles pour y dénicher sa pitance. Hélas il ne vient qu'au petit matin lorsque tout est encore dans l'ombre et la lumière terne. C'est la que la qualité du matériel moderne est appréciée; cela ne permet pas de bonnes photos, mais de sauver les meubles juste histoire de montrer l'espèce ;-)

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Celui-là (ou celle-là, mâle et femelle étant indifférenciables sur le terrain), tout le monde le connaît. Comme pour les fauvettes on l'entend plus souvent qu'on ne le voit, pourtant il mérite son qualificatif. D'ailleurs le Rigau (son nom provençal, prononcé rigâou) est surnommé l'ami du bûcheron.

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Cousin du précédent le Rougequeue noir est présent tous les hivers. Cette année, pas moyen de le photographier. Qu'à cela ne tienne je ne vais quand même pas laisser ce petit piaf me dicter sa loi, non mais ! A malin malin et demi, je le connais le bougre. Hop, j'installe deux cailloux supposés devenir rapidement son lieu d eprédilection. Le tour est joué, une demi-heure plus tard la photo est faite :-)

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Rien. Que dalle. Cuts. Nothing. Nada. Nichts. Niente. Bon je vais m'arrêter là. Vous l'aurez compris, cet automne aucune image jusqu'ici. A l'exception de quelques photos d'oiseaux marins prises au cours de sorties à la recherche des cétacés. Et encore, la plupart ont été prises pendant l'été, mais devant la disette actuelle d'un naturaliste confiné je regroupe ici quelques clichés sur ce thème. Ensuite je retournerai photographier les syrphes du jardin :-)

Certains pourront dire, à juste titre, que je suis marseillais si je prétends qu'ici nous avons en quelque sorte des albatros. Oh bien petits nos "albatros", surtout que ce n'en sont pas ! Mais enfin, ils n'en sont pas loin. "De quoi parle-t-il donc ?" Des puffins bien sûr, qui comme les albatros font partie de l'ordre des Procellariiformes. Sur la côte provençale, sauf exception rarissime il n'y en a que deux espèces. Ce sont des oiseaux que l'on ne voit qu'en mer (ils ne viennent à terre que pour se reproduire, sur les îles de Marseille en particulier). De temps à autre il peuvent suivre des bateaux, mais assez souvent on rencontre des petits groupes d'oiseaux, posés sur l'eau; on appelle ces regroupements des radeaux. 
Les plus petits, et ceux que je vois le moins souvent, sont les puffins yelkouans, appelés maintenant Puffins de méditerrannée:

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Les autres, ce sont les Puffins de Scopoli (autrefois puffins cendrés de Méditerrannée), nettement plus grands et qui en vol, même de loin, sont faciles à reconnaître lorsqu'ils font de longs planés à ras des vagues, leurs ailes effleurant parfois la surface de l'eau. J'en ai vu des dizaines de fois, et je ne m'en lasse jamais:

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Peut-être n'avez-vous jamais vu l'oiseau ci-dessous. A première vue on peut penser à une mouette. Et c'en est bien une. Mais ce n'est pas la classique mouette rieuse (qu'il ne faut cependant pas confondre avec les goélands), c'est une jeune mouette mélanocéphale qui sans être rare est bien moins commune:

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Comme l'année dernière j'ai eu le plaisir de rencontrer un Macareux moine, toujours rare sur nos côtes provençales. La photo est médiocre mais la rencontre a été une bonne surprise.

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Pour finir, une photo totalement ratée. Et je m'en veux. Je n'avais pas vu que la molette de sélection des modes de mon appareil photo avait pivoté et au lieu de faire une photo à vitesse rapide comme j'en ai l'habitude pour les oiseaux en vol je me suis retrouvé avec un réglage au 1/80 s, ce qui rend quasi impossible, surtout avec cette focale, un cliché net. J'ai ainsi raté une occasion assez unique de faire une belle photo d'Océanite tempête. En voir est déjà un privilège, en voir une qui reste proche du bateau pendant trente secondes était pour moi inédit. Vous comprendrez alors ma déception lorsque le sourire aux lèvres et le coeur battant j'ai regardé l'écran de l'appareil :-( 

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Soudain une idée me traverse l'esprit. Certes je n'ai jamais pris en photo de poissons volants. Oui, mais j'ai pris en photo des poissons volant ! Alors juste pour rire, en voilà deux. Un thon, et un espadon. Pas si faciles à saisir sur son capteur !

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Eté 2020 

C'est déjà l'automne, l'été est terminé. Un été tristounet sur toute la ligne après un bon départ. Mais bon il y a des périodes comme ça, on va pas se lamenter hein, en ces périodes délicates il y a des gens qui ont tout perdu....

Et donc quasi pas de photos d'oiseaux malgré une dernière tentative en Camargue. La veille de moa venue des dizaines de milliers d'oiseaux signalés. Tous envolés vers leurs quartiers d'hiver à mon arrivée. J'y reviens trois jours après après un crochet mémorable vers l'ouest, et toujours rien, ou presque. Mais la Camargue reste la Camargue, et si on ouvre les yeux il y a quand même toujours quelque chose à voir. Du classique bien sûr, et puis quand même un petit oiseau des roselières que je ne vois pas souvent, le phragmite des joncs, autrement moins commun que la cisticole des joncs qu'on peut voir (et surtout entendre) un peu partout dans le coin.

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Parfois, comme ici le matin très tôt on tombe sur une scène inattendue. En cette période de sécheresse une petite mare où sans doute de petits poissons ont été piégés et c'est la curée pour les mouettes et les aigrettes garzettes.

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Et à propos d'aigrettes une petite série dans trois attitudes différentes. Difficile d'être original avec cette espèce:

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Parmi les oiseaux tout blancs attention à ne pas confondre le héron garde-boeufs avec une aigrette:

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Classique parmi les classiques: les flamants roses sont toujours là et c'est quand même un beau spectacle de les voir passer:

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Et oui, hélas cette brève série camarguaise est déjà finie :-( Un courlis et une jeune avocette, il me faut déjà vous quitter, à bientôt cher lecteur !

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L'été de la comète Neowise

 

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Il y avait longtemps que je n'avais pas photographié de guêpier. Comme souvent pour faire de jolis clichés de ce splendide oiseau je suis allé tôt sur les bords de la Durance. C'est la pleine période de nourrissage et faire des images avec des proies dans le bec est assez facile. Bon moyen d'identifier les insectes, au moins ils ne sont pas en mouvement :-) Par exemple sur ces photos une cigale de l'orne qui semble être une proie très prisée vu le nombre de captures observées... un silène.IMG_2830-675

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Les guêpiers creusent des terriers pour nicher, souvent dans de toutes petites falaises de terre, parfois au sol. En voici un qui se dirige droit vers son nid:

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Et si vous avez des doutes (ce qui est parfaitement improbable) sur le fait que les guêpiers vient en colonie, cette photo devrait vous convaincre !

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Comme souvent j'ai fait des rencontres inattendues, un vautour qui plane haut dans le ciel, un huppe venue chercher sa pitance quelques instants au milieu des guêpiers, une jeune bergeronnette grise et surtout une famille de martins pêcheurs qui m'a offert une très longue observation. Sympa la sortie du jour !

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Cet été 2020 a très bien débuté pour moi côté photos. J'ai enfin pu voir dans le Gard les deux formes de faucon d'Eléonore et les prendre en photo. Et en particulier les photos de la forme sombre en vol, avec une belle proximité m'ont vraiment donné le sourire. Avant de passer aux images quelques mots d'explication ne seront pas superflus.

Le faucon d'Eléonore est d'une taille intermédiaire entre celles du faucon crécerelle et du faucon pélerin mais ses ailes longues et fines lui permettent d'atteindre une envergure comparable à celle d'un pélerin mâle. Sa queue longue et étroite prolongeant un corps assez fin lui donnent une allure assez caractéristique mais on ne pourra s'y fier que si les conditions d'observation sont bonnes. L'oiseau peut planer longuement et lorsqu'il bat des ailes le mouvement est assez souple, presque élastique. Par bonne lumière les couvertures sous-alaires très sombres (pour les deux formes) permettent de l'identifier avec certitude. Pour la forme sombre la teinte générale de l'oiseau le rend impossible à confondre, pour la forme claire cela permet d'éliminer le faucon hobereau:

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Cet oiseau reste assez rare en France mais on peut le voir régulièrement en migration sur nos côtes méditerrannéennes. Il niche en colonies vers la fin de l'été essentiellement sur les îles grecques, aux baléares, à Malte et en Sardaigne (son nom lui a d'ailleurs été donné en hommage à Eléonore Arborée de Sardaigne qui a cherché à protéger cette espèce (ainsi que d'autres rapaces) dès le XIV° siècle !). On en trouve aussi sur les côtes marocaines et aux Canaries (en hiver il est présent à Madagascar et sur diverses îles de l'océan indien). Bref, vous l'aurez compris en théorie on ne l'attend pas vraiment dans les forêts des contreforts cévenols. Et pourtant.. Pourtant depuis quelques années il y est, toujours dans le même coin, en petits groupes chassant cigales et odonates. Pourquoi là et pas ailleurs ? (quoique.... il y en a peut-être dans des coins peu visités) Mystère. Personnellement je n'en ai pas la moindre idée. Toujours est-il que si vous voulez les voir, à la fin du mois de juin et au cours du mois de juillet c'est dans le Gard qu'il faut aller !
Lorsque je vais sur place j'arrive dans l'après-midi, assez tard et il est alors quasi certain de voir les faucons à la tombée du jour sur les arbres utilisés, soi-disant mais je n'y crois pas du tout, comme pré-dortoir. En fait on les voit s'y poser lorsque le soleil se couche, ou un peu après, ils y restent jusqu'à la nuit et le matin au lever du jour ils sont exactement sur les mêmes branches, au même endroit. Imaginer qu'ils sont partis de nuit après mon départ pour y revenir de nuit avant mon arrivée me paraît vraiment peu crédible. Mais bon, tout est possible alors qui sait ? ...

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Au lever du jour dès qu'il fait assez clair les oiseaux s'envolent vers leur zone de chasse habituelle:

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Sur leur lieu de chasse lorsque les faucons sont posés ce n'est pas toujours facile de le répérer. S'ils sont sur une branche dégagée sur fond de ciel c'est simple, s'ils sont sur une branche où la végétation est présente seul un examen attentif permet de voir un oiseau.
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Ces oiseaux ne sont pas très farouches mais tout de même suffisamment pour qu'on ne puisse pas espérer les approcher à courte distance. Par contre, comme toujours, une observation de leurs mouvements lorsqu'ils chassent permet d'anticiper leurs déplacements et alors de se poster sur un lieu de passage supposé. Et ce n'est pas très difficile. On arrive alors à faire des images (et surtout de magnifiques observations) avec une proximité formidable. Les photos en petit format ne le rendent pas bien, mais vous pouvez me croire l'observation en direct est vraiment sensationnelle.

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Printemps 2020

 

Ce printemps a été marqué comme en 2018 (mais peut-être avec des rassemblements moindres en nombre) par un afflux inhabituel d'Etourneaux roselins. Et, évènement remarquable, ils sont niché pour la première fois (enfin c'est ce que l'on pense mais en toute rigueur on peut tout de mettre émettre une légère réserve, la pression d'observation de nos jours n'est pas la même qu'il y a quelques dizaines d'années; et des cas de nidifcations sont connus en Italie au XIII° et XIX° siècles). Ceci est tout-à-fait exceptionnel car cet oiseau niche bien plus à l'est, plutôt de la Turquie à la Chine, et également dans le sud de l'Europe de l'est et dans les Balkans. Comment expliquer cela ? Sans doute par des conditions météo particulières (et ceci expliquant peut-être cela) et des abondances de criquets dans des couloirs migratoires inhabituels. Il faudra surveiller attentivement ce qu'il va se passer les prochaines années. Peut-être ce phénomène va-t-il se généraliser, autre conséquence du changement climatique ?
Si au début de cet afflux j'ai manqué le coche (LE !) et n'en ai vu furtivement qu'un seul je me suis ensuite bien rattrapé avec en particulier des photos sympas de ces oiseaux en vol. Et j'ai aussi résussi quelques photos d'individus posés qui sont certainement les meilleures que j'ai faites de cette espèce à ce jour.

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Mention spéciale pour cette photo, solution d'une devinette posée sur facebook, l'ombre du bec étant quelque peu inattendue :-)

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Comme chaque année je suis allé voir les Gypaètes barbus dans le Mercantour. Si pendant longtemps cela a été un vrai casse-tête pour moi de les photographier (et parfois même de les voir), maintenant que je sais c'est infiniment plus facile que l'Aigle royal.  Même si les photos sont sans originalité. Mais quel spectacle de voir de près ces géants qui se montrent souvent curieux et viennent parfois planer juste au-dessus de ma tête. Il est alors toujours aussi difficile de maîtriser mon émotion et les tremblement qui en résultent au moment de déclencher. Mais au bout du compte il y a forcément des photos exploitables.

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Lorsque l'oiseau présente son plumage en plein soleil son aspect est alors bien différent. Un éclair d'argent dans l'azur.

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Cette année je n'ai pas fait beaucoup de photos des petits passereaux habituels en montagne. Juste quelques photos machinales des espèces habituelles (pipit spioncelle, traquet motteux, mésange noire, pouillot de Bonelli):

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Une fois les jeunes pics envolés j'ai pu moi aussi voguer vers d'autres cieux :-) et essayer d'accomplir un projet difficile: photographier (correctement !) un Aigle royal en vol. De tous les grands rapaces c'est certainement le plus farouche et sûrement aussi le plus susceptible d'être dérangé par un intrus peu scrupuleux. Pour moi il n'était pas question de m'approcher inconsidérément d'une aire (et de toute façon pour faire le genre de photo que j'imaginais ce ne serait pas la meilleure idée). Non, pour réussir cette photo, il me fallait trouver un lieu de passage d'où je voie arriver l'aigle de suffisamment loin pour me préparer à déclencher au bon moment, c'est-à-dire où la proximité de l'oiseau permettrait de m'affranchir de l'obstacle rédhibitoire pour tout photographe: la couche d'air. Depuis quatre ans je cherchais le bon endroit. Des dizaines d'heures d'attentes -ou plutôt certainement des centaines- à attendre l'oiseau, comprendre ses trajectoires en fonction de la météo, de la saison, de l'heure de la journée. Se positionner sur cette trajectoire lorsque la lumière est bonne. Beaucoup, beaucoup d'échecs et puis, un jour, un grand sourire.

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Puisqu'on est dans les rapaces poursuivons avec le Circète jean-le-blanc qui n'est vraiment pas difiicile à photographier par rapport à l'aigle royal.

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Une Buse variable:

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un Milan noir: 

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et un autre posé, ce qui est plus original:

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un Faucon crécerelle:

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Côté passereaux je n'ai pas passé beaucoup de temps à essayer de faire des photos. Une seule matinée aura pourtant suffi  à faire quelques images. De manière assez incompréhensible il arrive parfois que les oiseaux soient très coopératifs. Un mystère pour moi.

Pouillot de Bonelli:

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Une Sittelle torchepot, ma foi bien peu soignée:

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Un Rougequeue à front blanc:

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Un Serin cini qui n'a pas dû quitter le nid depuis bien longtemps:

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Si vous suivez ce blog vous savez que pendant le confinement j'ai découvert tout près de chez moi un couple de Pics épeiches nicheurs. J'ai pu suivre l'ensemble de la reproduction depuis le creusement de la loge (plus exatement la fin de ce creusement) jusqu'à l'envol des jeunes. Occasion pour moi de faire des observations étonnantes (d'ailleurs bien qu'on n'ose pas me le dire en face je pense qu'on ne me croit pas (ou du moins qu'on pense que je me suis trompé) sur les proies apportés par les adultes ainsi que sur la durée de présence des jeunes dans la loge - annoncée dans plusieurs livres comme allant de deux à trois semaines, dans d'autres de 20 à 24- 25 jours grand maximum.
Avant de vous montrer quelques photos, voici plus de détails.
 Le 29 avril j'ai assisté en pleine journée à un relais de la femelle par le mâle ce qui normalement n'a pas lieu pendant la couvaison (le mâle couve la nuit, la femelle le jour) mais je n'ai pas pu rester suffisamment longtemps pour savoir pendant combien de temps le mâle restait au nid. Le 30 j'ai revu la même scène mais avec alternance femelle-mâle-femelle ce qui pouvait laisser penser que les jeunes étaient nés (d'autant plus que d'après mes observations précédentes il est probable que la femelle couvait depuis le 14 avril et que la durée d'incubation est de l'ordre de 12 jours), mais étant face à la loge je ne pouvais pas voir si les adultes -visibles donc de dos) apportaient de la nourriture au nid. Le 2 mai j'ai changé de poste d'observation et là j'ai vu des apports de nourriture avec certitude, les oisillons sont donc nés entre le 29 ou le 30 avril (le plus probable à mon avis) et au pire le 2 mai avant l'aube. Le premier envol a eu lieu le 28 mai, le dernier dans la journée du 29 (ou très tôt le 30 avant mon arrivée). Conclusion: il est certain que la durée maximale annoncée de 25 jours au nid est dépassée dans ce cas particulier. 
 Plus surprenant -et je suis absolument certain de mon observation- il y a eu deux fois des alevins apportés au nid par les adultes. D'après les meilleurs spécialistes cela n'a jamais été observé (ou du moins rapporté) auparavant. Forcément cela m'a interrogé et j'ai maintenant une explication. A peu près au moment où la naissance a eu lieu, le cours de la rivière a été modifié artificiellement par un tracto-pelle et des flaques d'eau sont restées quelques jours dans l'ancien lit. Il est tout-à-fait possible que des alevins y aient été piégés et fait le bonheur des pics épeiches réputés opportunistes, dont le régime alimentaire est très varié. Il a déjà été fait mention de petits rongeurs, d'oisillons, de petites grenouilles... comme proies occasionnelles des pics épeiches. Est-il absurde de penser que s'ils attrapent des grenouilles à proximité de mares ils aient pu profiter de l'aubaine de petits alevins plus ou moins moribonds ?
 Malgré mes certitudes sur ces observations on peut rester dubitatif, je le conçois.  Mes observations ne sont pas crédibles ? Possible. Est-ce une raison pour les balayer ? En soi cela m'est bien égal. Mais peut-être qu'un jour quelqu'un d'autre en fera de similaires. Et c'est en croisant ces nouvelles observations avec des informations antérieures que des certitudes établies sur la base d'une bibliographie reconnue et pourtant obsolète évolueront peut-être.

Mais bon assez parlé place aux photos. Une précision pour différencier les parents: le mâle a l'arrière de la calotte rouge, alors que celle-ci est d'un noir uniforme chez la femelle. 

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Au fil des jours les portions apportées sont de plus en plus conséquentes. Outre les fameux alevins (qui malgré tout sont restés anecdotiques et dont je n'ai malheureusement pas de photo), insectes divers (fourmis, araignées, tipules, libellules ...), larves, chenilles etc ...

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Un des pitchounets attend le retour des adultes peu avant son envol:

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Lorsque maman arrive il ne se fait pas prier pour dévorer sa portion:

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La photo ci-dessous a une valeur "sentimentale" pour moi. Le Pic épeiche est réputé farouche. mais comme avec la plupart des espèces, avec de la patience et sans brusquer l'oiseau un rapport de confiance peut s'établir. Au bout d'un mois de présence quotidienne, j'ai fait partie du "paysage". A la fin les pics s'approchaient de moi sans crainte. Cette photo n'est pratiquement pas recadrée, l'oiseau s'est posé à moins de cinq mètres de moi qui n'étais absolument pas dissimulé et est resté là un bon moment. 

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Bien entendu la vie est partout en cette période printanière et d'autres visiteurs se sont montrés au cours de mes séances d'observation. Entre autres quelques curieux, profitant de l'absence momentanée des parents, sont venus jeter un coup d'oeil dans la loge. Un écureuil qui s'est attiré les foudres du père, et que j'ai revu souvent ainsi que ses petits copains dans leurs activités quotidiennes, un pic épeichette qui semble-t-il guettait l'instant propice pour voir ce qu'il se passait, une sitelle bien curieuse, des pigeons ramiers sans doute nichant également à proximité, un grimpereau des jardins, un couple de verdiers fêtant le printemps, un (trop) lointain gobemouche gris de passage:

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Et, comme tous les ans, un couple de mésanges charbonnières a niché dans le jardin:

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Après cette longue période d'inactivité forcée la fin du moi de mai et le début de juin ont été bien remplis. Sitôt le gong sonné je me suis précipité en Camargue. Je comptais y rester plusieurs jours mais les moustiques, les accès restreints du côté des Saintes-Maries et aussi un autre projet m'ont fait abréger ce séjour. Je n'ai pu faire pratiquement que des photos d'oiseaux en vol, en modifiant un peu mes habitudes côté technique de prise de vue et aussi développement des photos et le résultat est plutôt bon. Cela m'ouvre de nouvelles perspectives :-)
Je suis resté une nuit sur place, ce qui a pour avantage de profiter souvent de jolis couchers de soleil et de voir les oiseaux se diriger le soir vers leur dortoir et d'être sur place dès leur envol matinal. C'est ainsi que j'ai pu photographier les Bihoreaux gris, et je spense que je n'en avais jamais vu autant. Stationner longuement au même endroit fait également prendre conscience de l'abondance de certaines espèces comme les Ibis falcinelles: considérés comme rares il y a une dizaine d'années ils sont maintenant omniprésents dans le delta.

Bihoreau gris:
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Héron pourpré:
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Ibis falcinelle:
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Les Coucous gris sont très présents en ce moment, mais le plus souvent restent à bonne distance:
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Qui ne reconnaît pas les Flamants roses ?:
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Deux autres Ibis falcinelles:
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Vol de Bihoreaux:
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Le confinement est toujours de rigueur mais au cours d'une balade à proximité de la maison j'ai eu une excellente surprise: la découverte d'une loge de Pic épeiche. C'est dommage que je ne puisse pas y aller comme je le souhaiterais (mais si ça se trouve sans le confinement je n'aurais peut-être pas fait cette découverte) mais j'ai quand même pu faire à la volée quelques images pour illustrer cette rencontre:

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Et à part ça quoi d'autre ? On aurait pu s'en douter vraiment pas grand-chose. Je trouve que les migrateurs se font un peu désirer cette année. Mais un rougequeue à front blanc de passage s'est tout de même laissé tirer le portrait.

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Et comme je n'ai rien d'autre à faire je me suis aussi intéressé aux banalités du quartier, les pies bavardes et pigeons ramiers.

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Confinement oblige pratiquement aucune photo en ce début de printemps. "Ma" sitelle spéciale (!) est toujours présente, je pense qu'elle va nicher dans le coin:

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Les habitués du jardin (en petit nombre toutefois) sont là et comme je n'ai pas pléthore de photos de fauvette à tête noire je prends du temps (ce n'est pas ce qui manque actuellement ...) pour en faire quelques images. Pour le reste il me faudra attendre que de retour de migration quelques individus symathiques fassent une halte chez moi, mais ça c'est pas gagné ;-)

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