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Images 2017 - Photos d'oiseaux

L'année 2016 sera terminée dans quelques heures.... De bien beaux souvenirs photographiques, mais c'est déjà du passé, place à l'avenir: 2017 pointe le bout de son nez et déjà des photos dans la musette. Bon d'accord je triche, cet hiver commence en 2016. Ok et alors ! Que la fête commence et ...

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  Automne 2016

 

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L'automne se termine sur une note plus optimiste. Des Tournepierres à collier offrant une belle proximité dans un beau soleil matinal, des Grues cendrées pas trop farouches, un vol de Cygnes de Bewick bien éclairés ainsi que quelques cormorans bien plus communs et aussi, belle surprise, une magnifique observation d'une très rare Harelde boréale égarée dans le sud (enfin, rare par ici: en moyenne pas plus de deux ou trois individus annuels en région PACA). La photo prise à grande distance et donc forcément médiocre permet cependant de bien reconnaître l'espèce (et de comparer sa taille avec celle d'un Grèbe à cou noir à sa droite) grâce à des conditions atmosphériques exceptionnellement bonnes ce jour-là, pratiquement sans aucune turbulence.

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Ma mauvaise passe continue.. Les occasions de sortie se font rares en cette fin de trimestre et lorsqu'elles sont là soit c'est la météo qui est maussade soit les oiseaux qui se montrent peu coopératifs. Enfin... il y aura sans doute bientôt des jours meilleurs.

J'ai pourtant eu une belle proximité avec des Harles huppés, j'attendais cela depuis plusieurs années. Las, au lieu du beau soleil annoncé par météofrance le temps était gris et la lumière terne:

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Quelque temps auparavant les conditions météo étaient bien meilleures, comme le montrent ce Rougequeue, cette Aigrette garzette ou même ce Chevalier guignette peu farouche.. Hélas les Eiders à  duvet, une fois de plus, sont restés bien lointains.. Mais qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu ???

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Lorsqu'on va en Camargue à moins de passer en coup de vent un peu partout, il faut faire des choix, et ce ne sont pas toujours les meilleurs. Les indications d'autres observateurs peuvent orienter vers un secteur plutôt qu'un autre mais il reste une part de hasard, et c'est d'ailleurs très bien ainsi.
 Pour cette sortie de Novembre, décidée rapidement en voyant qu'un créneau météo s'annonçait je ne suis certainement pas allé là où les observations étaient les plus intéressantes, je l'ai su plus tard. Qu'importe la journée fut tout de même agréable. 

 A proximité du marais du mas du Pont de Rousty j'ai eu la bonne surprise de rencontrer un Faucon émerillon posé dans un arbre. C'est un oiseau assez courant en automne et en hiver, mais généralement on ne le voit que brièvement, presque toujours en vol proche du sol, ou posé loin de soi. Là même si ce fut bref, j'ai eu le temps de déclencher deux fois pour un oiseau à une distance encore acceptable pour une photo documentaire:

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Sur le marais proprement dit, tout paraissait bien calme. Quelques canards et cygnes, les flamanats habituels, des ardéïdés en nombre assez important, une quinzaine de courlis et c'est à peu près tout. Tout autour de nombreux coups de fusils troublaient la quiétude du lieu,mais ne semblaient pas perturber les oiseaux présents (qui savaient certainement que là ils étaient à l'abri). Mais soudain un beau groupe de limicoles s'est envolé en même temps que les autres oiseaux présents. Il m'a fallu quelques instants d'observation avant de comprendre qu'il s'agissait de Bécassines des marais. Dans la lumière du matin ce fut un joli spectacle. Pour les photos c'est autre chose: les oiseaux étaient un peu lointains, mais bien sûr j'ai tenté ma chance; au moins ce ne sont pas des images que j'ai eu souvent l'occasion de faire:

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Quelques minutes plus tard j'ai compris la raison de cette panique soudaine: trois Busards des roseaux chassaient ensemble sur les secteur:

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Parmi les quelques autres photos du jour, pas grand-chose à retenir si ce n'est le regard perçant de cette Buse variable ou ce Chevalier guignette:

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Très communs l'hiver les Grands cormorans étaient bien sûr au rendez-vous; la seconde photo est peut-être un peu moins banale, avec la parfaite synchronisation du vol de deux oiseaux, mais le format du blog n'est vraiment pas flatteur ici:

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Et pour finir, et simplement parce que je n'en avais plus pris depuis longtemps une photo (ratée) de Cigogne blanche:

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Cet automne, pour diverses raisons les occasions de faire des photos ont été moins nombreuses; le temps passe et je me rends compte que ces deux derniers mois ma production a été bien faible. Voici néanmoins quelques images variées de mes dernières observations.

Tout près de la maison je suis allé quelques fois sur les berges de l'Huveaune à la recherche d'un cliché intéressant. Depuis quelques années un Martin-pêcheur hivernant est plus ou moins régulier. Malheureusement il a l'habitude de se poster à un endroit où il est presque impossible de le prendre en photo, et si on y arrive c'est avec un point de vue peu favorable et à des heures où le site est à l'ombre. Mais en multipliant les observations j'ai fini par repérer un perchoir fréquenté de temps à autre. Hélas l'oiseau ne s'y arrête que rarement (et seulement pendant quelques instants) lorsqu'il a été dérangé de son lieu de pêche habituel, et qu'il fait une pause au cours de sa fuite vers l'aval. J'ai tout de même tenté le coup et installé un affût à proximité et j'ai pu y faire la photo ci-dessus et celle ci-dessous, malgré l'absence de soleil: 

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A défaut de belles photos de Martin-pêcheur (mais je ne désespère pas !) je me suis intéressé à un Troglodyte, qui est un petit oiseau très mobile, à la voix étonnante, et que j'aime bien. Ce n'est pas si facile d'en faire une photo "propre" car il aime vagabonder vivement au milieu des broussailles et arbustes proches du sol. Une fois encore c'est par une observation attentive du milieu et des mouvements de cet oiseau que j'ai pu repérer une zone dégagée où il me semblait possible de faire des photos sympathiques. Parmi la série réalisée j'ai slectionné celle ci-dessous. Les puristes pourront évidemment me reprocher le léger flou de bougé et une mise au point approximative, mais pour moi l'essentiel n'est pas là, c'est la position de l'oiseau et l'impression de mouvement qui m'ont intéressé pour cette image:

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Inévitablement je devais rencontrer mon copain le Cincle plongeur; même si j'en ai de très bonnes photos je n'ai pas pu résister, pour une petite image souvenir de ces instants, et peu importe si elle est quelconque ;-) :

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Plus inhabituel, un Héron cendré pas farouche s'est laissé complaisamment photographier; en fait je pense plutôt qu'il devait être affaibli et ne voulait pas gaspiller son énergie à s'envoler pour un simple photographe en goguette ne représentant pas de danger pour lui:

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Et tiens en parlant de hérons, en voici un autre pris fin septembre en Camargue. Image de carte postale, le gardeboeufs sur le dos d'un cheval camarguais, et un plan plus serré pour les amateurs de naturalisme:

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Cette dernière sortie camarguaise avait par ailleurs été bien tristounette; en gros je n'ai trouvé ce jour-là aucune des espèces espérées... Bien sûr quelques limicoles pour des photos sans aucun intérêt, sauf peut-être (peut-être .....) celle-là qui sort un peu du lot côté composition; un bilan bien maigre !              

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Pour clore ce petit tour d'horizon une photo amusante d'une bondrée à réaction mais j'ai un peu triché, la traînée - que je n'avais pas remarquée et découverte lorsque j'ai regardé les photos sur mon écran- était légrèrement décalée cers le haut; et j'en profite pour mettre une autre photo de bondrée (hélas mal éclairée) prise le même jour pendant une séance d'observation de la migration post-nuptiale:

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Eté 2016 

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Ne le répétez à personne, je vais vous faire une confidence:  j'ai passé un pacte avec les Panures à moustaches !  C'est en effet la seule explication:  plusieurs de mes copains photographes (dont l'énigmatique F. - qu'il se reconnaisse !)  semblent en effet se casser le nez sur cette espèce. Pourtant je ne la trouve pas très difficile à photographier, même  si  les oiseaux sont assez furtifs et bougent pas mal.  Perchés sur les roseaux ils se balancent au gré du vent (ou simplement à cause de leur poids) sur les tiges frêles, et  il suffit de déclencher lorsqu'il n'y a plus d'obstacle visuel entre eux et l'objectif pour en faire de jolies photos.

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Je ferais mieux de ne pas trop jouer au fanfaron. Devant les photos  ci-dessous  il est préférable de se faire discret et sortir la carte de l'humilité. Pour la première l'observation sur le terrain de cet oiseau qui m'a paru petit m'a fait plutôt penser à une Fauvette passerinette de première année, mais une confrontation de points de vue et une étude plus poussée de la photo me permettent de dire de façon quasi certaine qu'il s'agit d'une mélanocéphale. Pour la seconde c'est encore plus délicat; rousserolle d'accord mais laquelle ? Le bec et la couleur des pattes semblent plaider pour une verderolle, la couleur (mais méfiance sur ce critère là), l'avant de l'œil et le cercle oculaire peu marqué pour l'effarvatte (de première  année également).  La couleur des ongles étant variable chez ces espèces -dès lors qu'on n'a pas des oiseaux "comme dans les livres"-  ne permet pas de trancher (et d'ailleurs ici elle est assez peu explicite). Bref je laisse un gros ? pour cet oiseau-là ….

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Pour le reste, côté passereaux rien de folichon pour ces deux visites camarguaises. Des observations sympas comme celles des Hypolaïs polyglottes et Gorgebleues à miroir et bien sûr des gobemouches  (les deux espèces habituelles mais je n'ai pu photograhier que le G.m. noir);

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Un petit vol de moineaux friquets pour une photo un peu inhabituelle:

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Bien que la photo soit minable, voici des Talèves sultanes, c'est la première fois que j'en vois à cet endroit  (ce qui fait râler c'est que peu après une d'elle est passée juste devant moi mais je n'ai pas eu le temps de bien régler l'appareil; rageant cela aurait fait une photo pas banale…):

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Sur les marais des Hérons cendrés étaient présents en nombre et pour une fois j'ai pu faire des photos très convenables de leur vol, même si sur le format du blog on ne voit pas trop la différence (croyez-moi sur parole !!):

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Petite satisfaction,  enfin des images à bonne distance de Sterne caspienne, parmi lesquelles il est bien difficile de faire un choix.

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 Pour l'anecdote: à l'embouchure de Fumemorte j'ai repéré la trajectoire des sternes et un bon emplacement pour les photographier et, bien que ce ne soit pas des oiseaux particulièrement farouches,  j'ai préféré rester dans ma voiture pour une meilleure proximité (à la vue d'un piéton elles s'éloignent un peu).  Ce jour-là, très peu de monde en Camargue, j'étais donc certain d'être tranquille. Erreur cher ami ! Un hurluberlu (par ailleurs grand moralisateur sur les dérangements occasionnés par les observateurs qu'il juge indésirables) est venu se garer derrière moi  -ce qui n'est en rien gênant-  mais est ensuite sorti  de sa voiture et est venu se planter juste devant ma fenêtre. Sympa !! (grrr …) Bon pas la peine de se prendre le chou, j'ai attendu calmement qu'il veuille bien  aller voir plus loin, mais j'en suis quand même resté baba …

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Sur les baisses de Salin-de -Giraud c'était le calme plat. Le désert de Gobi , parole de Marseillais. Probablement moins de 200 limicoles au total, ce qui connaissent le coin apprécieront. Mais finalement et presque miraculeusement j'ai pu faire quelques photos , et dans le tas deux ou trois de réussies.  Et comme je vous trouve un peu fainéants ces derniers temps je vous laisse découvrir de quelles espèces il s'agit ;-) (néanmoins ma bonté étant sans borne si vous n'y arrivez pas vous pourrez toujours me les demander)

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Au moment où j'allais partir un Balbuzard qui avait sans doute un petit creux est venu pêcher sur le Grau de Piemanson.  Je ne l'ai pas vu être couronné de succès lors de ses piqués et il est resté un peu loin mais j'ai quand même pu en faire quelques images, pas terribles mais c'est mieux que rien !

Phase 1:  A la façon d'un crécerelle j'observe

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Phase 2 :  Piqué direct ça va saigner !

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Phase 3 :  Caramba; raté ! Je vais voir plus loin 

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  Chaque année c'est fin août-début septembre que les chances de voir les Pluviers guignards sont les plus grandes. Comme toujours je suis donc allé sur les crêtes de la Sainte-Baume guetter leur passage. Cette année j'ai pu les voir à ma deuxième visite (en moyenne c'est une fois sur quatre):

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Mais c'est dans la plaine de la Crau qu'ils sont les plus faciles à voir et bien plus nombreux. J'y suis allé une fois cette année mais ils étaient moins familiers que d'ordinaire, j'ai tout de même pu faire deux ou trois photos, en voici une:

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Sur le chemin du retour un faucon crécerelle était par contre assez complaisant:

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J'en profite pour attirer l'attention de l'observateur curieux: en Crau il est fréquent de rencontrer des Faucons crécerellettes, ce qui ne signifie pas que lorsqu'on voit un faucon  dans ces coins-là , c'est forcément un crécerellette ! Combien de fois n'ai-je pas pu trancher avec certitude entre ces deux espèces ? Pour les mâles c'est assez simple, mais pour les femelles (ou les jeunes) c'est une autre histoire, les seuls critères fiables pour moi étant la formule alaire et la couleur des ongles, pas faciles à voir la plupart du temps. Ici c'est clair on voit bien les ongles sombres: crécerelle !!

 


 

Au coeur de l'été tout semble au ralenti. Les oiseaux ne sont visibles que le matin tôt et comme eux les humains cherchent l'ombre et sont peu actifs. En montagne il est sans doute un peu plus simple de faire des photos, mais les occasions sont cependant peu fréquentes. Je n'ai donc pas grand-chose à vous montrer.
 En Isère et Savoie quelques rencontres cependant. Dès qu'on monte un peu en altitude il est habituel de rencontrer les Chocards à bec jaune, souvent appelés simplement choucas (à ne pas confondre avec les Choucas des tours). Même s'ils peuvent être familiers comme ici, la prise de vue ne peut se faire sans un minimum de soins et en particulier il faut veiller à bien exposer la photo faute de quoi il n'y aura qu'une belle (!) tâche noire sans aucun détail visible: 

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Dans les zones humides les espèces habituelles sont visibles. Je mets ici deux images (d'une jeune Foulque macroule) destinées au photographe débutant: elles ont été prises à quelques secondes d'intervalle. Il est visible que l'attention apportée au fond permet de faire des photos différentes bien que les positions de l'oiseau soient voisines. Si de plus on change le cadrage et qu'on attend une attitude inhabituelle on peut obtenir des résultats très divers. A vous de chercher celui qui vous correspond le mieux.

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Les Rousserolles effarvattes sont fréquentes autour des étangs, on les entend souvent mais elles ne sont pas faciles à voir. Curieusement les jeunes de l'année ont tendance à quitter le couvert dense et sécurisant des roseaux pour monter dans les arbres, parfois dans les plus hautes branches. J'ai trouvé  amusante la position de ces deux "frangin(e)s" découvrant le monde:

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Sur le lac du Bourget les Grèbes sont faciles à voir. Le Grèbe huppé est assez spectaculaire en cette saison:

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et le Grèbe castagneux est sans doute celui qui reste le plus farouche:

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Totalement hors de propos pour ceux qui recherchent les photos piquées en gros plan, voici des hirondelles écrivant une partition sur des fils téléphoniques au lever du soleil; un clin d'oeil qui m'a donné le sourire:

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Et j'allais oublier. Il n'y a pas que les oiseaux ! Parti à l'aube pour faire des photos de paysage j'ai surpris ce renard en maraude. Photo lointaine mais belle scène dans la lumière du matin:

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Que c'est difficile ! Mais de quoi parle-t-il ? Difficile d'évaluer ses propres photos. On me reproche souvent de porter ici un regard trop sévère sur mes images. Or il se trouve que récemment j'ai fait des photos de Rollier et surtout d'Hirondelles rousselines en vol que je trouve réussies. Hélas (?) il semble qu'elles ne soient pas forcément appréciées. Qu'ai-je donc loupé sur ces photos ? Un ciel trop bleu ? Un mouvement qui n'en est pas un ? La technique me semble bonne pour ces oiseaux rapides (je parle des hirondelles bien sûr) Alors ? Je ne sais pas. Va falloir cogiter... En attendant voici un extrait de ces séries, à vous de vous faire votre propre idée. Tout d'abord les H. rousselines:

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Au passage une Hirondelle de rochers qui tournait dans le même coin:

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Et les Rolliers aux couleurs incroyables:

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Dans un genre totalement différent quelques oiseaux d'eau. Le Grèbe à bec bigarré (d'origine américaine, est-ce ici un échappé de captivité ou un égaré ?) fréquentait il y a deux ans (si ma mémoire est bonne) l'étang des Aulnes; cet été le voici à la Baisse de Raillon à Saint-Martin de Crau, c'est la vedette du moment:

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Autre espèce "exotique" l'élégant Cygne noir qui s'est bien adapté au coin et se reproduit maintenant régulièrement:

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Bien entendu des espèces naturelles et habituelles se trouvent sur ce petit plan d'eau. J'ai retenu ce jeune Grèbe huppé ébouriffé...

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... et cette Nette rousse qui montre ses "dents" en appelant ses petits un peu trop éloignés à son goût:

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Me voici de retour dans les Alpes. Côté photo c'est carrément pas folichon. Petite déception avec les Niverolles que je ne peux même pas voir. Et comme toujours je me plante lamentablement avec les Bruants jaunes qui sont un peu mon espèce maudite côté petits passereaux. Seules quelques prises de jeunes Traquets motteux sont là pour sauver les meubles:

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Alors quand on n'est pas fichu de faire de jolies photos on se rabat sur les photos documentaires.
 J'aime bien les Moineaux cisalpins (plus ou moins hybrides avec des domestiques) que l'on peut voir par ici plutôt en altitude qu'en fond de vallée et si on est assez proche de la frontière italienne. Assez faciles à photographier (mais rarement de près) lorsqu'ils sont sur les toits, c'est plus difficile de bien les voir lorsqu'ils se dissimulent dans les arbres. C'était mon petit challenge, voici un mâle pris dans la haute vallée de l'Ubaye:

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A noter pour ceux qui ne les connaissent pas que les femelles et juvéniles sont impossibles à différencier des Moineaux domestiques:

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A Larche je suis parti à la découverte des Hirondelles locales. Les Hirondelles de fenêtre et celles de rochers ont généralement des nids de structure différente. Remarquez le petit orifice de celui des Hirondelles de fenêtre (deux premières photos) et la différence le nid des Hirondelles de rocher (un adulte posé sur le mur à côté du nid):

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Mais parfois il semble que les squatters s'en mêlent ! Les deux nids ci-dessous où on voit les poussins semblent bien identiques:

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Loin des habitations je suis encore une fois parti en quête d'une bonne photo d'Aigle royal. Et de nouveau j'ai échoué, mais peu importe j'ai pu faire des observations formidables. Le premier jour l'oiseau était trop loin pour une bonne photo mais la lumière correcte:

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Mais le lendemain, comme vous pouvez le voir j'étais idéalement ... mal placé ! Le soleil haut dans le ciel face à moi créait un voile de contre-jour rédhibitoire, que le fond soit à l'ombre ou au soleil:

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Je mets aussi la photo ci-dessous qui bien que médiocre a un côté qui me plaît: est-ce la position de l'oiseau, la présence du sol ? Toujours est-il qu'elle traduit bien l'impression du moment:          

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Et je termine ce petit résumé avec la surprise du jour. Alors que j'attendais l'aigle un Tichodrome est soudainement venu se poser à quelques mètres de moi. Instant fugace, le temps de déclencher à la volée une fois et une seule:

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 Je l'ai souvent dit, inutile d'aller dans des contrées lointaines pour rencontrer la nature. Ou faire des photos intéressantes. Je suis toujours admiratif devant les photographes, bien souvent amateurs, qui savent transcender un sujet semblant banal et que bien peu auraient remarqué. je fais des photos depuis longtemps, et souvent (bien des lecteurs de ce blog me l'ont reproché) je ne suis pas satisafit de mes prises de vue. C'est d'autant plus frustrant que la plupart du temps je ne sais pas dire ce qui ne va pas. Et puis, parfois c'est magique. L'instant est saisi puis restitué tel que je l'ai vécu, ou imaginé. C'est le cas de la photo ci-dessus qui est pour moi une des meilleures que j'ai pu faire.
Ce jour-là, ou plutôt ces jours-là, puisque plusieurs séances ont été nécessaires, j'ai fait toute une série de photos de cette Chevêche d'Athena. Difficile de faire un tri mais inutile d'en présenter une longue série, forcément redondante. J'en ai retenu trois. La première ci-dessous a été prise alors que je ne m'étais installé que depuis peu de temps. la chouette intriguée me regardait avec curiosité, sans doute un peu inquiète de cet intrus inhabituel dans son domaine: 

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Quelques jours plus tard elle s'était habituée à ma présence et vaquait à ses occupations habituelles sans trop se soucier de moi. Parfois le claquement du déclenchement de l'appareil photo l'interrompait quelques secondes, c'est à un de ces moments que le cliché suivant a été pris:

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Une fois l'oiseau parfaitement accoutumé à ma présence (vous pouvez voir ce petit film que j'ai fait pour m'amuser lorsque la chouette s'est habituée à moi

), les photos sont devenues assez faciles. Cependant saisir un instant de vie original reste toujours délicat. Par chance j'ai réussi à attraper au vol l'aterrissage de l'oiseau sur son perchoir favori:

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De retour dans les Alpes je n'ai pas la même réussite qu'à la fin du printemps, mais ayant repéré quelques lieux étonnants j'en ai profité pour essayer de tirer une bonne photo d"un paysage qui, en pleine journée, me paraissait prometteur. Au lever du soleil j'étais sur place et mon idée s'est concrétisée avec bonheur (cf photo ci-dessus sur laquelle vous pouvez cliquer pour la voir en plus grand).

Mais revenons aux oiseaux. 
Le soleil n'était pas encore levé lorsque je vis ce grand rapace passer devant moi pour aller se poser quelques centaines de mètres plus loin. Immobile et se découpant sur le ciel sa grosse tête m'indiqua alors que c'était un circaète. Bien que n'y croyant pas trop je me suis lentement rapproché. Par instants l'oiseau m'observait mais restait calme. Au bout du compte j'ai pu en faire une photo très honorable compte tenu des conditions.

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 Je ne savais pas qu'il était possible de voir des Fauvettes orphées en altitude. Aussi ce fut une bonne surprise. Bien que l'oiseau soit plutôt coopératif, ce qui est loin d'être toujours le cas, côté photo ce fut un peu frustrant. Le soleil se levait à peine et la fauvette était toujours dans l'ombre. Aussi malgré un joli support les premières photos sont-elles un peu fades.

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Un peu plus tard le soleil était bien là, mais la lumière alors trop dure. Dommage...

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Plus classique en ces lieux un Pipit des arbres chantait avec ardeur. En voici deux photos illustrant bien l'importance du fond:

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Bien entendu j'espérais encore réussir une belle photo d'aigle royal. Encore raté, mais l'expérience s'accumule, je l'aurai un jour, je l'aurai !!

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Cela faisait pas mal de temps que je n'étais plus allé à Carry voir les fameux fous. Je parle bien sûr de ceux de Bassan et pas des divers allumés qui  hélas hantent notre beau pays. Cette année j'ai pris mon temps et bien choisi mon jour. J'ai ainsi pu varier les poses même si le calme plat du port peut sembler quelque peu éloigné de la vie sauvage, mais c'est le choix de ces quelques oiseaux, habituellement pélagiques et nichant d'ordinaire sur des falaises. Assurément ceux-là sont originaux ! Vous pouvez en savoir plus ici:

 

LPO PACA - Ligue pour la Protection des Oiseaux

Les Fous de Bassan, Morus bassanus, sont des oiseaux pélagiques de l'Atlantique Nord que l'on rencontre en Écosse, en Islande, au Canada... Depuis 1939 une colonie niche sur l'Ile Rouzic dans l'Archipel des 7 Iles en Côtes d'Armor gérée par la LPO. L'île compte plus de 20 000 couples à ce jour.

https://paca.lpo.fr

 


Pour commencer le plus simple est bien sûr une photo standard style guide d'identification; il suffit d'attendre que quelques bateaux s'éloignent pour avoir une vue dégagée, puis de cadrer et déclencher:

 

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Avec un peu de patience cela devient plus intéressant. Les moments consacrés à la toilette permettent des images plus vivantes. A noter que dans la lumière matinale suivant l'incidence de la prise de vue l'eau du port a parfois une teinte bien éloignée de l'idée que l'on se fait de la mer:

 

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Lorsque le fond est sombre j'affectionne ce genre de photo, mais je sais que nombre de lecteurs ne les aiment pas. Que voulez-vous il faut de tout pour faire un monde... :

 

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Pour terminer cette série, deux images analogues; la première prise au lever du soleil est classique au niveau du ciel, l'autre sur fond de pins est plus surprenante:

 

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Printemps 2016

                     

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Dans quelques jours ce sera l'été. Voici donc mes dernières photos de ce printemps inhabituel. La météo étant pour le moins capricieuse cette année divers projets sont tombés à l'eau (!). Néanmoins j'ai pu profiter d'un petit créneau favorable pour aller dans le sud des Hautes-alpes. Hélas les choses se sont mal goupillées et je n'ai ramené que quelques photos. Mais, et c'est la bonne nouvelle, je crois que celles faites de Fauvette babillarde sont de bonne qualité. L'oiseau étant mobile, et le soleil montant rapidement j'ai pu changer les points de vue et l'éclairage tout en essayant de rester fidèle à ma nouvelle ligne de conduite, à savoir rechercher de belles images au-delà de l'oiseau proprement dit et du plan serré. 

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Initialement mon projet principal était de photographier correctement l'Aigle royal. Malgré de longs repérages et une préparation minutieuse, j'ai échoué une fois encore. Restent seulement quelques images dont celle-ci; j'ai bien conscience de sa médiocrité, mais je n'ai rien de mieux. Un jour peut-être y arriverai-je, mais c'est si difficile que je n'ai aucune certitude. Un défi inaccessible ? 

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Quelques jours avant j'ai tenté un affût pour photographier une Chevêche d'Athena. Elle n'a pas été très complaisante mais une photo convenable a pu être faite:

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La Pie bavarde est un oiseau on ne peut plus banal mais qui présente des difficultés lorsqu'il s'agit de l'immortaliser: le contraste du plumage, l'intelligence et la méfiance de l'oiseau sont de réels obstacles. Et je souhaitais qu'il n'y ait pas  d'élément parasite qui attire le regard avec une position naturelle et vivante. En voici ma meilleure photo à ce jour.

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En cette fin de printemps les couleurs éclatent de toutes parts. Le soleil se montre plus souvent et avant les grosses chaleurs où oiseaux et humains seront moins actifs c'est une bonne période pour l'apprenti photographe. Il faut aller en Crau au petit matin avant que le soleil ne soit trop haut et la lumière violente. A l'aube les couleurs sont étonnantes et les oiseaux actifs. Ce sont un peu toujours les mêmes espèces que l'on rencontre (mais des raretés ne sont pas exclues, surout lors des passages migratoires), cela présente l'avantage d'avoir des objectifs précis et permet de gagner un temps précieux lorsque la course du photographe est engagée contre la course de l'astre de vie.
Malgré mes nombreuses visites dans ce coin j'ai peu de photos d'Alouette des champs, mais celle-là me plaît bien. J'y trouve de la vie, un point d'interrogation en suspens me semble-t-il. Nul doute que cette photo sera diversement appréciée, c'est finalement là tout son intérêt:

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Une autre alouette, calandre cette fois, en contre-jour: j'essaie de m'éloigner des standards habituels en privilégiant la photographie proprement dite à celle de l'oiseau seul. Pas facile !

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Un autre essai (pas très convaincant je le reconnais) avec un Pipit rousseline. Le soleil avait du mal à passer entre les nuages et par moments la lumière était plate. Dommage ... (remarquez à droite sur un caillou une mouche située par hasard dans le même plan de netteté que l'oiseau; peu visible ici mais très nette sur la photo originale - ce qui vous fait de belles jambes vu que vous ne l'avez pas, je sais !!!)

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A l'aube les outardes chantent (enfin si on peut qualifier cette sorte de pet émis par le mâle cherchant compagne et qui a d'ailleurs donné en partie le qualificatif de l'oiseau: canepetière). Ce sont des oiseaux méfiants, avec généralement une distance de fuite importante et un don certain pour se dissimuler en se plaquant au sol dans les hautes herbes à la moindre alerte. Sauf gros coup de chance il faut bien ouvrir l'oeil pour les repérer et de la patience pour les photographier. généralement ce sont les mâles qui sont visibles, mais j'ai pu faire également une photo lointaine d'une femelle.

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Dans le même environnement on rencontre aussi l'Oedicnème criard. Il est plus facile à photographier, à condition de savoir anticiper ses déplacements. Mais lorsqu'on a réussi et en restant bien immobile on peut l'observer et le photographier d'assez près:

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Lorsque le soleil monte les insectes sortent de leur cachette nocturne et les Faucons crécerellettes partent en chasse, difficile alors de ne pas déclencher quelques fois !

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Poursuivant ma balade je suis allé voir les Guêpiers, pour beaucoup les plus beaux oiseaux visibles en France. Mais cela a-t-il un sens ? Les plus colorés, certainement, pour le reste .... 
Lorsqu'il s'agit de trier les photos c'est un peu compliqué. Une fois écartées toutes celles qui techniquement ne sont pas bonnes (et la couche d'air surchauffée y est pour quelque chose), il faut se décider. Et si on veut rester objectif on se rend alors compte qu'elles sont souvent très proches les unes des autres, sans originalité. C'est une position, un insecte dans le bec, une lumière un peu inhabituelle qui feront la différence. Au final je suis un peu déçu, mais la photo rêvée existe-t-elle ou n'est-ce qu'une chimère ? Parfois je me sens proche de Sisyphe .... Pour l'heure contentons-nous de celle en préambule à cette jounée et des deux ci-dessous:

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Dans les collines la vie a repris. Les oiseaux sédentaires sont actifs, et bien plus visibles qu'en hiver. Pas toujours faciles à saisir, mais avec un peu d'expérience on peut saisir de jolies opportunités. Soyons honnête cette Fauvette pitchou apportant sa pitance à sa nichée ne m'a pas coûté beaucoup d'efforts:

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Les migrateurs sont également à l'oeuvre. Même si leur nombre a considérablement diminué (et "bravo" à la France pour le non-respect de la réglementation européenne censée protégée cette espèce en fort déclin) on peut rencontrer les Bruants ortolans dans les collines proches de Marseille. Et parfois un coup de chance; je ne cherchais pas du tout à en photographier lorsque celui-là est venu se poser quelques secondes à bonne distance, avec une lumière agréable. Une occasion à ne pas manquer :

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Hélas les Traquets oreillards sont devenus très rares. Tous les ans je vais les voir, je les trouve superbes. La photo ci-dessous serait sans doute parfaite pour identifier un mâle mais ...

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.... je préfère largement les suivantes où l'environnement (deviné) apporte une touche de couleur plus harmonieuse:

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Depuis plusieurs années (huit je crois) je vais au printemps voir si un couple de Huppes fasciées niche au même endroit, à une demi-heure de chez moi. C'est toujours un plaisir de les voir (en fouillant sur le blog vous pourrez en trouver des images). Cette année j'ai décidé d'y consacrer plus de temps. Cela est facilité lorsque le côté logistique est facile à gérer; je remercie donc infiniment Nicole, propriétaire du terrain où se trouvent les oiseaux, qui m'a accueilli de manière fort sympathique et m'a permis de mener à bien ce projet.  Planifier la séance de prise de vue en fonction de la lumière suivant les moments de la journée, noter les horaires de forte activité, observer les trajectoires et les mouvements des oiseaux propres à chaque individu, découvrir les perchoirs utilisés le plus souvent, étudier les comportements avant l'arrivée au nid est passionnant. Cela nécessite d'avoir du temps et de la patience.  Mais l'effort est souvent récompensé. Pour preuve la (trop ?) longue série (chose que je fais très rarement) que je vais vous présenter maintenant. J'ai essayé de varier les prises de vue, même si pour un oiseau je privilégie souvent celles en vol. Les photos ci-dessous sont présentées dans leur ordre chronologique:

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Il y a sans doute quelque chose que je n'ai toujours pas compris chez les Alouettes lulus qui s'évertuent à disparaître dès que je veux les photographier. Il va falloir que je me penche un peu plus sérieusement sur la question pour espérer en faire de jolies photos. En attendant les rares que j'ai sont le fruit du hasard et bien sûr ne sont pas du tout satisfaisantes:

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Vous n'allez sans doute pas comprendre le rapport avec la suivante... Tout simplement c'est dans un coin assez proche que j'ai fait cette photo de notre espèce patrimoniale la plus rare; c'est bien sûr un jeune Aigle de Bonelli, fraîchement sorti du nid et qui découvre le monde :-)

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Il est difficile de varier les photos si on s'en tient au côté photographique pur, c'est-à-dire en faisant abstraction de l'espèce photographiée. Pour moi sur une bonne photo, l'oiseau doit être "interchangeable". C'est très difficile, car nous avons tous plus d'attirance pour un oiseau rare (je ne parle pas des gens !) que pour une espèce commune. Une Pie-grèche isabelle va attirer les foules du petit monde ornithologique, et sera mitraillée à tout va alors que le moineau voisin sera souvent complètement ignoré, même s'il est mieux éclairé et dans un environnement plus joli. Bien sûr il faut aussi tenir compte des couleurs de l'oiseau, flamboyantes ou discrètes, et accordées ou non à l'environnement. Il est possible que même si les guêpiers nous entouraient par milliers nous continuerions à les admirer. Mais est-ce bien certain ?
 Holà je m'égare, je m'égare. Où sont les photos ? Patience camarade, ça vient...

Les Gobemouches gris sont réguliers au printemps. Ce sont des oiseaux très mobiles mais peu farouches, le plus souvent malheureusement au milieu de branches entrelacées se prêtant mal à une composition harmonieuse. Cette année j'ai pu en faire une photo qui me plaît, lorsque l'un deux s'est posée au sommet d'un petit buisson isolé: 

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Les cisticoles sont présentes dans beaucoup de milieux, on les entend chanter longuement en vol, et lorsqu'elles se posent c'est souvent dans des roseaux, ou des bouquets de petits arbustes. Ce jour-là une d'elle chassait en faisant des aller-retours incessants sur la même branche bien isolée sur le ciel:

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Bien que très mobile et aimant les couverts végétaux le Pouillot de Bonelli est assez facile à photographier car vraiment peu farouche. De là à en faire une bonne photo c'est autre chose, on ne gagne pas à tous les coups:

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Moins facile à saisir, et nécessitant un peu de chance une femelle cul-de-jatte (!!) de Rouge-queue à front blanc figée au bon moment:

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Le printemps est également la période du retour de nombreux rapaces ou de leur passage sur la route de leur lieu de nidification.

Les Faucons crécerellettes  se reproduisent dans le sud de la France. Les femelles sont bien difficiles à distinguer des crécerelles, lorsqu'elles sont posées et si les ongles, jaune clair, sont visibles c'est bien plus simple:

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 Pour leurs amours les faucons kobez  vont en Hongrie. Ils s'arrêtent souvent quelques jours chez nous, souvent en groupes pouvant être importants mais le plus souvent de quelques individus seulement.
Voici un mâle de deuxème année:

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Là un photomontage documentaire illustrant le dimorphisme sexuel de deux adultes (femelle à gauche):

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 On peut se demander pourquoi je m'obstine à faire des photos de Flamants roses en vol... Sans doute la magie du spectacle lorsqu'on les voit passer au-dessus de soi, isolés ou en groupe bruyant. Les photos sont oujours identiques et, forcément, figées, incapables de rendre la magie de l'instant. C'est ainsi:

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D'autres oiseaux sont beaucoup plus compliqués à prendre en vol, leur passage furtif prend souvent le photographe au dépourvu; ce fut le cas avec ce coucou sorti de je ne sais où. J'ai mis une seconde de trop à réagir, et ce qui aurait sans doute pu être une bonne photo n'est qu'ne vision fugitive de l'oiseau qui s'éloigne déjà:

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Puisque nous sommes sur une rubrique oiseaux en vol, continuons avec un méli-mélo d'espèces rencontrées au fil de mes dernières sorties.
 Remplaçant aux beaux jours le Busard Saint-Martin voici un beau mâle de Busard cendré:

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Et, décevante comme d'habitude, une image de Busard des roseaux, ici dans une forme sombre:

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Les limicoles sont souvent difficiles à saisir, du moins si on veut un oiseau isolé. L'Huîtrier pie fait partie des exceptions, mais son plumage noir et blanc cause des problèmes d'exposition:

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Pour les glaréoles à collier c'est relativement simple; une fois les oiseaux trouvés il suffit d'attendre qu'ils descendent à portée de téléobjectif, mais bien sûr ce n'est pas toujours le cas. Il ne reste alors qu'à se contenter d'une photo bien mal définie:

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Mais quels sont donc les oiseaux les plus photographiés en vol ? Les oiseaux de mer bien sûr !
Côtés sternes, toutes sont belles mais la Sterne naine, qui en somme est une hirondelle (!) qui pêche, est particulièrement vive et élégante:

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En parlant d'hirondelles, petite parenthèse: au printemps tout le monde sait que c'est leur grand retour. J'essaie parfois de les prendre en photo, mais qu'elles sont rapides ! La plupart du temps le résultat est bien médiocre (cf. les hirondelles de fenêtre ci-dessous), mais j'ai bien l'intention de remédier à cela. Un des projets à venir mais ... chut motus, bouche cousue, c'est un secret ;-)

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Cette année j'ai vu plus de Goélands railleurs que d'habitude. Alors clic ! 

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Après plusieurs sorties en Camargue il faut que je me bouge un peu pour tenir - à peu près (!) - le blog  à jour. En cette saison (et même si cette année je n'ai pas vu là-bas de gros rassemblements) les limicoles sont évidemment incontournables. Leur observation peut être déroutante, voire décourageante pour peu que l'on soit du mauvais côté par rapport au soleil, si le temps est gris ou les oiseaux trop lointains, en particulier s'il fait chaud. Mais parvenir à de bonnes identifications est assez gratifiant.
Pour illustrer cela je vous propose cette photo:

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Pas évident n'est-ce pas ? En épluchant patiemment toutes ses photos on finit par découvrir une  image qui une fois traitée sera sans doute un peu plus explicite pour le lecteur peu expérimenté:

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Bien entendu, sur le terrain, on ne peut appeler l'informatique à la rescousse et il faut se débrouiller tout seul, ou avec les copains s'ils se sont joints à la partie. Les oiseaux bougent tout le temps ou pire dorment la tête sous l'aile, se placent astucieusement à contre-jour ou s'envolent au moment où on affine la mise au point. Mais l'expérience aidant, il suffit souvent d'une simple allure ou d'un mouvement particulier pour arriver à savoir à qui on a affaire. Le détail des critères diagnostiques dira si on s'est trompé ou non.

 Revenons à la photo ci-dessus. On peut y voir 4 espèces. Mon pari d'aujourd'hui est de permettre à tous ceux qui ne les auraient pas reconnus immédiatement de les identifier.
Parmi elles, une rareté, annuelle en Camargue, qui a un franc succès auprès des amateurs de plumes. C'est le Bécasseau falcinelle. Toutes mes photos sont mauvaises pourtant celle-là me plaît assez. Ça change des images détaillées en plein soleil:

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Mais pour l'identification avec ce seul plan large, c'est sans doute bien délicat. Voici donc l'oiseau de plus près, toujours mal éclairé, pas bien net mais suffisamment pour le document:

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Les autres espèces sont beaucoup plus communes (le bécasseau Sanderling un peu moins que les trois autres).
Ce qui est un peu compliqué avec les bécasseaux c'est que leur plumage change au fil des saisons. Et cela peut créer de réelles difficultés, en particulier pour un oiseau isolé, la taille permettant parfois de lever une ambiguïté.
 Le plus grand (parmi ceux présentés ici) est le Bécasseau cocorli. Son long bec nettement incurvé vers le bas est caractéristique (cependant la longueur et la courbure peuvent varier). En hiver c'est un oiseau gris et blanc (comme beaucoup d'ailleurs) alors qu'en plumage nuptial il se pare d'un beau plumage rouge brique. Au printemps toues les teintes intermédiares sont possibles, sur tout ou seulement une partie du corps.

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Le Bécasseau sanderling a un bec droit relativement court et paraissant costaud. Bien qu'il soit nettement plus grand on pourrait, sans élément de comparaison, le confondre avec le Bécasseau minute. Au printemps ils peuvent avoir en effet des plumes rousses se ressemblant (mais des raies longitudinales sur le dos du minute évitent la confusion). En vol ils sont peut-être plus faciles à reconnaître que la plupart des autres bécasseaux (dessous très blanc, dessin blanc sur les ailes très visible). Attention sur la photo, des sanderlings, mais pas que (!):

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Plus petit que le cocorli et même que le sanderling, le Bécasseau variable a aussi un bec assez long, moins fortement incurvé. En plumage nuptial le ventre d'un noir profond est un critère très facile à utiliser. 
La photo ci-dessous a été faite avec une mise au point sur les sanderlings. Néanmoins on reconnaît bien les variables même s'ils sont flous, et on peut noter le léger écart de taille entre les deux.

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Le plus petit des bécasseaux communs est le Bécasseau minute. Bien coloré en été, et gris en hiver, il a un bec d'une longueur semblable (en proportion) a celui du sanderling, mais plus fin. 

 

Et maintenant à vous de jouer: 

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 Côté identification il est amusant de s'intéresser aussi aux Bergeronnettes printanières. Beaucoup de celles présentes en Camargue sont dites "méridionales "et sont en fait des hybrides entre la sous-espèce intalienne cinereocapilla et la sous-espèce espagnole Iberiae, c'est possible que ce soit le cas de celle-là (cependant les parotiques tranchent peu avec la calotte qui par ailleurs me semble un peu claire):

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Mais on peut tomber sur des sous-espèces type, comme celle-ci qui est un bon candidat au titre de "Iberiae":

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Un autre cas intéressant est celui de la Pie-grièche à tête rousse. Cette année a vu un afflux considérable de la sous-espèce corse badius. S'il est probable que beaucoup d'oiseaux considérés comme tels par les observateurs le soient réellement je suis persuadé que ce n'est pas toujours le cas. La plupart du temps le critère de l'absence de tâche blanche à la base des primaires (plumes de l'aile les plus extérieures) est retenu. Mais un seul critère est insuffisant.
Sur la première photo ci-dessous il est très possible que ce soit une Badius. On ne voit pas très bien mais le bec semble fort, et le bandeau noir du front assez étroit :

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Par contre sur la seconde le bec ne semble pas particulièrement fort (et même plutôt petit pour cette espèce), et le bandeau noir du front est bien large. Certes la fameuse tâche blanche n'est pas visible, mais le vent soulève des tectrices pouvant la masquer. Pour moi c'est une Senator:

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Lorsqu'on ne peut pas aller loin c'est toujours intéressant de regarder ce qui se passe dans le jardin. Et au printemps je me demande chaque année si les Rougequeues à front blanc seront là. Pour ma plus grande joie, c'est le cas cette année. Ayant ici le choix du moment de la journée et du décor c'est plus facile d'en faire de belles photos. Petit florilège:

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Sur celle ci-dessous la lumière m'a beaucoup plu:

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Et là le petit curieux semble se demander ce qu'il y a derrière cet abri incongru au milieu du jardin:

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En marge de la photo mais toujours dans le domaine ornithologique j'ai entendu (sur un site internet) un cri inhabituel de Pinson des arbres qui m'a interpelé: dans la nature je l'aurais probablement confondu avec un Pouillot véloce, lui-même pouvant prêter à confusion avec un cri de Rougequeue à front blanc. La preuve avec cette juxtaposition de sonogrammes assez éloquente. A méditer: évitons d'être catégorique dans nos affirmations !

sonogrammes

 

 

Depuis quatre ans, plus de rossignols dans le quartier. Pourquoi ? mystère. Mais cette année, il y en a eu un. Malheureusement il n'est resté qu'un jour ou deux, mais j'ai pu saisir ma chance :

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Ce printemps a démarré timidement côté photos. Faut dire que j'étais bloqué à la maison ce qui n'a pas facilité les choses. Pour une de mes rares sorties une surprise dans la plaine de Trets: deux jeunes perdrix grises, sans doute rescapées de la grande parade des chasseurs amateurs de gibier ne sachant pas voler :-(  En voici une:

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 Hiver 2015-2016  

 

Voilà la fin de l'hiver. Avec beaucoup de retard l'amandier devant la fenêtre est en fleurs, et comme je suis bloqué à la maison cela me donne une dernière occasion de prendre en photo les oiseaux du jardin.

Cette année, coup de chance: un Accenteur mouchet, d'ordinaire bien discret au pied de la haie où il retourne les feuilles à la recherche de sa pitance, vient picorer les dernières graines de tournesol. Belle opportunité de faire de jolies images de cet oiseau commun mais généralement seul et discret, qu'il n'est pas si facile de photographier dans de bonnes conditions. J'aime bien les couleurs de celle-ci, l'oiseau s'accordant bien avec le romarin situé sous l'amandier:

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Celle-là illustre mieux mon propos initial:

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Celle-ci a une pointe d'originalité, ce n'est pas souvent que l'on peut voir un Accenteur mouchet dans une position agressive; la raison en est la présence d'une Mésange charbonnière se rapprochant un peu trop à son goût:

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Et justement en voilà une de Mésange charbonnière, une photo sans doute commune mais qui change de celles de cet hiver:

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Dans le même genre voici un Verdier:

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Et un des derniers tarins de la saison, avant sa remontée vers le nord:

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Un chardonneret sur un ciel couleur d'orage, éclairé par un rayon de soleil qui s'est faufilé entre les nuages:

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Et pour terminer un Bruant zizi inattendu, venant fouiller l'herbe à quelques mètres de moi:

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L'hiver avance, comme chaque année je vais faire un tour sur la route de la raffinerie à Berre (Bastidou) où les laridés sont toujours nombreux. On peut y voir régulièrement -mais en les comptant sur les doigts d'une main- des Goélands cendrés, le plus souvent non adultes. Ce jour-là j'en ai dévouvert deux, au milieu d'une bande de Mouettes rieuses. Ce sont des individus de premier hiver (ou si vous préférez histoire d'être à la mode, de deuxième année civile). Je vous propose deux photos (faites pour tester le zoom 150-600 sigma), une, documentaire, où on voit bien le plumage de transition vers ler plumage d'adulte, une autre un peu plus intéressante sur le plan photographique:

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A la suite d'une nuit d'insomnie je me décide brutalement pour un petit tour en camargue malgré un mistral annoncé, mais seulement en milieu de matinée.

En arrivant au lever du soleil un petit vol de grues, inhabituellement silencieuses, passe à peu de distance:

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Un couple de Canards colverts les suit, hélas trop à ma verticale:

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Je profite de l'occasion pour mettre une photo faite à Berre peu de temps avant, d'un "vol en escadrille" de Canards souchets où on voit que même en vol il n'est pas bien difficile de faire la distinstion avec les précédents:

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En arrivant près d'une roselière une Grande aigrette s'envole après avoir eu la gentillsse de crier, ce qui m'a permis de me préparer avant de la voir, du coup la photo est nette:

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Ceux qui me suivent depuis longtemps savent que les panures à moustache sont un de mes "dadas". Alors hop une photo de plus:

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A quelques mètres de là, j'entends chanter un Bruant des roseaux de la sous-espèce witherbyi. Il m'a fallu de la patience pour enfin le voir, juste de le temps de faire une photo à la sauvette:

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Je me rends compte au fil du temps que les rapaces posent à beaucoup des problèmes d'identification. Alors un peu de pédagogie; ci-dessous une Buse variable (prise à ma sortie précdente), de forme très sombre (assez inhabituelle) et en-dessous un Busard des roseaux (type femelle), deux espèces communes en Camargue:

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Fin février, profitant de mes vacances et d'une des rares journées ensoleillées, me voici à pied d'oeuvre pour une grande virée dans le grand West.. Ah l'ouest, sa faune sauvage, ses taureaux, et les chevaux qui galopent en liberté dans les espaces infinis... Euh là je m'égare un peu. L'Ouest, c'est simplement celui des Bouches-du-Rhône, il y a bien des "cow-boys" dans le coin, mais pas ceux des westerns... 

Bref. Première (et nième !) étape à Fos pour essayer de faire enfin une photo digne de ce nom de Harle huppé. Et comme dit souvent un de mes amis: caramba, encore raté !! Interdiction de rigoler, c'est comme ça et à part pleurer je ne vois pas que faire. Quand je pense que quelques jours avant un autre copain a fait des photos de ouf ...

Bon je les ai quand même vus de très près, au lever du jour, lumière pâlotte de face, pour le souvenir voici une photo qui rend un peu l'ambiance du moment:

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Le Grèbe jougris étant toujours là, hop encore quelques photos de cette rareté hivernale:

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N'ayant jamais vraiment tenté le coup, j'ai essayé quelques images en faisant une mise au point manuelle avec un multiplicateur kenko x1,4 sur des espèces faciles à photographier. Techniquement ce n'est pas mauvais. Voilà deux exemples:

foulque 620

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Le vent se levant plus à l'ouest la sortie prévue est écourtée et je me dirige vers La Crau où je connais un bon coin pour faire de belles photos. Tellement bon que ce jour-là je n'en réussis pas une seule !  les oiseaux restant inexplicablement à trop grande distance de moi. Un passage lointain de grues ...

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 ... une Buse sympathique et c'est tout !

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... Et puis la chance tourne. sans conviction je jette un coup d'oeil dans les prairies proches de la Crau, espérant voir, sans trop y croire, les Pipits de Richard, bien discrets cette année. Et paf, ils sont bien là et malgré la distance j'arrive à en faire quelques photos acceptables pour une vision sur écran. En tout cas bien suffisantes pour qui cherchera à les reconnaître sur le terrain. Ouf !

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L'hiver, particulièrement doux cette année, se poursuit. j'ai moins l'occasion de sortir faire des photos, ou peut-être suis-je plus exigeant sur les conditions nécessaires à de bonnes images. Toujours est-il qu'un beau matin une envie soudaine de Bruants des roseaux m'a saisi, tout comme le froid matinal. ja savais où aller, à savoir du côté de Vinon où ces petits oiseaux sont réguliers. peu après l'aube, l'ambianc est feutrée et les oiseaux peu actifs, posés sur les branches recouvertes de givre, se laissent facilement photographier, pour peu que l'on soit un tant soit peu discret. Une mauvaise surprise cependant: je me rends compte que le froid a une incidence que je ne m'explique pas sur la mise au point, et beaucoup de photos sont ratées. Heureusement quelques-unes sont très convenables. En voici une:

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Bien entendu d'autres espèces étaient présentes et je n'ai pas su résister à l'envie d'appuyer sur le déclencheur même si je savais que le résultat prévisible serait quelconque. Mais comme j'aime bien les linottes j'en mets une:

linotte 620

Comme partout ici en hiver un Pouillot véloce s'est montré furtivement...

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....et sur le chemin du retour je me suis arrêté dans la forêt, alerté par le sifflement très aigu d'un Roitelet à triple bandeau:

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Un petit passage dans la plaine de Trets où, vue l'heure tardive je ne m'attendais pas à des observations originales. Cependant un Grimpereau des jardins, espèce très banale mais difficile à photographier, a montré le bout de son bec. En voici deux photos bien différentes:

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Depuis plusieurs années déjà, de loin en loin, je pense à des photos de petits passereaux en vol. Par le passé j'ai déjà essayé mais avec un succès mitigé. L'idée de départ était l'utilisation d'un flash pour figer ces petits oiseaux dont le mouvement est extrêmement rapide. Mais après des essais et un peu de réflexion je me suis rendu compte qu'avec un seul flash (et sans cellule pour un déclenchement automatique) c'est impossible si on veut que la lumière sur l'oiseau soit homogène avec celle du fond et permette un rendu naturel à ce niveau. 
 Cette année j'ai changé radicalement de méthode et me suis résolument orienté vers une prise de vue classique, quitte à avoir une montée en iso que l'on peut assez bien réduire en post-traitement numérique. Après observation du comportement des oiseaux en fonction de la hauteur du soleil j'ai trouvé un créneau horaire, hélas assez court, où la lumière est bonne et bien orientée (en fonction de ma position) et où les oiseaux sont actifs.
Il restait le problème du déclenchement au bon moment. Le temps de pose doit être inférieure à 1/2500 s et un être humain ne peut pas réagir à une telle vitesse. Les appareils modernes ont un mode rafale bien pratique mais qui ne résout pas toutes les difficultés.  Pour éviter la montée du bruit numérique il faut ouvrir le diaphragme au maximum, et la profondeur de champ et donc la zone de netteté est alors réduite à peau de chagrin. La solution qui m'a paru viable a été d'installer deux  perchoirs supposés être bien placés pour que les oiseaux les utilisent avant d'aller à la mangeoire. Leur trajet étant souvent le même, en déclenchant au décollage avec l'objectif braqué un peu plus loin sur leur lieu de passage j'ai vu là une possibilité. Après quelques essais j'ai compris que l'idée était bonne (quelques images ci-dessous de mes premiers essais par lumière médiocre en témoignent). De plus les osieaux en hiver étant nombreux autour de la mangeoire les conflits entre eux sont fréquents, d'où des possibilités d'images bien vivantes, comme celle en préambule de ce paragraphe.

Il y a bien sûr pas mal de déchets, mais avec le numérique ce n'est pas un problème. Sur les deux photos ci-dessous on peut voir que lorsque les conditions favorables sont réunies, les photos (cadrées serrées uniquement pour illustrer mon propos) sont bonnes sur le plan technique. Pour le reste, chacun ses goûts !

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En me décalant légèrement lors de la prise de vue, le fond change, et ce n'est pas plus mal. Par contre on voit que la netteté n'est pas parfaite sur ces photos (même si le petit format atténue la chose ...):

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Les premières photos "réussies" après quelques essais; bien que les mouvements m'aient plu la lumière n'est pas très bonne, et/ou mal orientée, mais c'est parce que j'ai pu faire ces images que j'ai persévéré, alors ....

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Camargue, étang de Berre, étangs de Fos les zones humides ne manquent pas au pays du soleil et de la garrigue. Paradoxe qui fait le bonheur des ornithologues et des photographes... Qu'y a-t-il donc eu d'intéressant en cette première partie d'hiver ? En ce qui me concerne, peu de nouveautés, météo capricieuse et activités diverses obligent.
 Cependant une coche (expression que je n'apprécie guère, certains cocheurs étant prêts à tout -et au pire- pour mettre une petite croix dans leur liste d'espèces convoitées; mais bien entendu, comme tout le monde je suis toujours ravi d'observer une espèce que je ne connaissais que dans la bibliographie). Le Grèbe jougris est en effet présent cette année, et j'a même eu le privilège d'en voir à deux endroits différents le même jour. Qui plus est une belle proximité m'a permis de pouvoir faire d'assez bonnes photos documentaires: 

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Pour comparaison, deux autres grèbes (à cou noir et huppé) pris également cet hiver:

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A la première belle journée de février je suis enfin retourné en Camargue, il me semble que ça faisait une éternité que je n'y avais plus mis les pieds. De belles observations ont été de la partie même si les occasiosn de faire des photos ont été peu nombreuses. Pourtant quelques instants épars ont permis de prendre quelques clichés plus ou moins réussis, et sans grande originalité. En voici quelques-uns.

Au lever du soleil il est fréquent de voir les grues voler vers les champs fauchés où elles trouvent leur pitance quotidienne:

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Je n'ai jamais réussi une photo correcte de ces oiseaux posés, pour une raison que je ne m'explique pas. Qu'ils soient farouches n'explique (et n'excuse !) rien. Que la lumière ait été fade à ce moment-là non plus. Alors ??? un mystère qu'il me faudra bien résoudre un jour ...

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La lumière a été fluctuante ce jour-là, de beaux passages ensoleillés succédant à des périodes de lumière fade sans relief. Et le comportement des oiseaux fut tout aussi variable. Pour preuve ces deux photos de Grande aigrette. La première était tellement près qu'elle ne rentrait pas (et de loin !) dans le cadre. D'où ce portrait serré. Quant à la seconde, nul besoin d'un commentaire :

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Et tiens tant que nous sommes avec les ardéïdés une photo de Héron cendré; il n'est pas si fréquent de pouvoir en faire une image assez rapprochée, cet oiseau (hormis dans le secteurs où il est très habitué aux hommes, comme à Pont-de-gau) étant en effet plutôt farouche:

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Toujours en vol, cette fois au bord de mer deux photos de Sterne caugek. La première n'est pas si évidente à prendre, l'autofocus pouvant rapidement s'égarer sur les flots au moindre mouvement parasite du photographe au cours de la visée.
Par contre la seconde a été assez facile à faire, l'oiseau étant simultanément face au vent et au soleil.
 Peu de temps après le temps s'est couvert, finies les photos pour aujourd'hui (versons une larme pour le pauvre photographe lâchement abandonné par le ciel ..)

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Pour quelqu'un qui comme moi arpente fréquemment les collines et falaises provençales, c'est un petit oiseau fascinant. Avec ses ailes couleur fuschia il est impossible de le confondre avec une autre espèce. Son surnom est le coureur des murailles, ce qui tout compte fait n'est que la traduction vernaculaire de son nom scientifique.
Sa photographie en elle-même n'est pas très difficile, il n'est pas plus farouche que d'autres, et ses déplacements bien qu'assez rapides ne se font pas sur une grande distance.. Oui mais voilà, le Tichodrome échelette est le plus souvent sur des falaises verticales, souvent bien hautes, trop hautes pour pouvoir photographier autre chose que ce qu'on appellerait chez les humains son anatomie intime. Le "secret" de la réussite est donc de trouver un endroit favorable. Bien que cette année cet oiseau semble moins présent que d'habitude (perception subjective personnelle) j'ai découvert un endroit idéal pour la photo. Hélas, ce jour-là le ciel était grisouille, et lors de mes autres visites l'oiseau avait disparu. Je n'ai donc qu'une photo peu lumineuse à vous montrer, c'est déjà ça !

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Banale dans les jardins de nombreuses régions françaises, la Sitelle torchepot est rare dans mon coin. Il faut aller se promener dans les forêts de feuillus, par exemple celle de la Sainte-Baume, pour la rencontrer - très facilement d'ailleurs. Bien que ce soit une espèce commune je n'ai que peu de photo de ce joli petit oiseau loquace. En voilà une nouvelle malheureusement trop en contre-plongée et sur un support trop présent ... Peut mieux faire !

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Voici une photo que je conserverai probablement. Cela faisait assez longtemps que je souhaitais la faire, et peu de temps avant sa réalisation, j'avais raté une occasion formidable de faire de belles images d'un couple de Grand-ducs à la tombée du jour. Frustré par ce loupé, j'ai gardé chaque jour dans un coin de ma tête l'idée d'y retourner le plus vite possible. Trois semaines plus tard les conditions météo se sont révélées favorables et je suis donc parti pour ma photo sous les étoiles. Je ne savais pas très bien comment serait le ciel cette nuit là et à ma grande joie ma position et celle de l'oiseau coïncidaient avec la constellation d'Orion, partiellement cachée par la colline. On voit nettement à la verticale du Grand-duc tout en haut de l'image une belle étoile double: c'est delta orionis. Cette photo en fait n'en est pas vraiment une mais ... deux ! En effet il n'est pas possible que l'oiseau (et la colline bien sûr) soit net en même temps que les étoiles en utilisant un objectif de 400 mm de focale (je suis quand même assez loin de l'oiseau). J'ai donc superposé deux photos, qui ont des mises au point différentes, pour avoir ce résultat. D'autre part un traitement numérique (j'ai d'ailleurs fait plusieurs versions de cette image) est indispensable pour avoir des étoiles qui ressortent sans saturer le ciel qui lui-même doit paraître "lisse" pour garder un effet naturel. Mon passé de photographe-astronome amateur m'a été bien sûr très utile:

                  gd blog 

Du côté des rapaces, aussi bien nocturnes que diurnes, l'obscurantisme n'est pas mort. Mais il est tout de même en régression et ces oiseaux sur le point de disparaître il y a peu, semblent petit à petit reconquérir d'anciens territoires. La concurrence est sévère entre eux, et il arrive qu'une espèce s'accapare le territoire d'une autre. C'est la cas de ce couple d'Aigles royaux (observé à moins d'un kilomètre de son aire par un jour d'hiver blafard) qui a délogé un ancien couple d'Aigles de Bonelli:

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Ce type de piège dont l'utilisation est parfaitement illégale est employé essentiellement pour le braconnage des petits passereaux. Ces pièges assassins ne permettent évidemment pas de distinguer les espèces et tous les oiseaux protégés ou non sont massacrés sans vergogne. 

Au rayon chasse de magasins de sport (on appréciera le terme sport !) DECATHLON ces pièges sont vendus sous couvert d'être faits pour les souris ou rats. C'est un véritable scandale: la vente est légale mais l'utilisation de ces pièges strictement interdite. Décathlon joue sur ce paradoxe pour participer au massacre de notre avifaune. Exigeons que ces engins de mort soient retirés de la vente ! Pour ma part je boycotterai ces magasins jusqu'à ce que cela soit fait. J'invite chacun à s'impliquer dans cette action, à déposer des plaintes au bureau d'accueil de ces magasins et à écrire à : decathlon.fr/suggestion-reclamation-aide.html 

14/01: une visite "de contrôle" ce matin au magasin d'Aubagne montre que les pièges ont été retirés, ce qui est une bonne nouvelle. Il faudrait maintenant savoir si cela a été généralisé aux autres magasins.

 

 

 Automne 2015

 

Comme dit précédemment j'ai fait l'acquisition (par père Noël aniticipé interposé) d'un zoom 70-300 Tamron basique (mon premier stabilisé ...) annoncé par les spécialistes auto-proclamés de la photographie animalière comme non adapté à cette pratique.
 Préférant juger la bête sur pièce plutôt que sur des on-dit, sitôt déballée sitôt essayée. La météo étant médiocre j'ai commencé par les oiseaux du jardin, le zoom étant monté sur un 40D et utilisé à sa focale maximale, qui bien entendu n'est pas celle permettant d'avoir les meilleurs résultats. A travers la vitre de la fenêtre, première impression: pas mal le bougre !

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Dès la première éclaircie je suis parti à la recherche des Accenteurs alpins. Ces petits oiseaux sont des visiteurs d'hiver ici (malheureusement moins communs au fil des ans) et très coopératifs. Voici deux photos faites avec une belle lumière de fin d'après-midi:

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Accenteur 620b

Et maintenant un gros plan; certes ce n'est pas du haut de gamme mais carrément honnête pour un objectif de ce prix non ?

Gp 70-300 620


  Il me semble (sans référence statistique rigoureuse) que cette année les Faucons émerillons sont plus nombreux. Ces petits faucons chassent souvent en vol rapide assez près du sol et se montrent plutôt farouches. En faire une bonne photo est vraiment compliqué sauf coup de chance extraordinaire, et pour tout dire je doute d'y arriver un jour...
 Cette année en Crau j'en ai vu deux ensemble, puis un seul mais je ne sais pas si c'était un oiseau différent des deux premiers. Ils sont restés assez loin de moi, conservant une distance de sécurité respectable. Voici donc quekques photos d'ambiance où l'oiseau n'est pas très visible, mais qui ont le mérite de bien témoigner de ces instants:

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                     roit hup fp

 

L'automne se termine et au moment de mettre à jour cette page je constate avec dépit qu'un dossier a disparu de mon disque dur ! Il ne reste que quelques photos réduites dont je n'ai plus les originaux. Rageant, mais sans incidence pour la publication sur le blog. Conclusion: vous vous en fichez complètementde mes malheurs. Pas gentil ça :-) 
Voici donc quelques images glanées ça et là. A noter les photos du cygne et de la tourterelle faites avec un zoom 70-300 Tamron, le zoom du pauvre (!) qui finalement s'en sort avec la mention très honorable. Comme quoi si on ne cherche pas la photo exceptionnelle on peut obtenir des images très correctes sans se ruiner.

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farlouse fp

linotte fp

 

cygne 70-300 fp

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Cela ne fait aucun doute: l'observation la plus marquante de cet automne restera celle d'un Traquet du désert (particulièrement rare en France -d'après mes recherches 25 observations entre 1981 et 2011 soit moins d'une par an en moyenne) signalé en plaine de Crau. 
 Dès la nouvelle connue j'ai annulé mes activités prévues le lendemain et à l'aube j'étais sur place. Trop tôt pour cet oiseau, mais pas pour les moustiques qui avaient l'air de trouver que je constituais un repas honorable. Je quittais les lieux pour une petite heure et à mon retour...
 IL est bien là ! Ne connaissant pas ses réactions, je fais mes premières photos souvenirs de loin:

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 Peu à peu je m'approche, m'arrêtant dès qu'un hochement de queue signalant sa nervosité est perceptible, et finalement, après avoir déterminé sa distance de fuite (d'ailleurs faible comme il se doit pour cette espèce) je peux m'asseoir sur un caillou à une distance correcte pour une séance photo.
 Après quelques images documentaires j'ai le loisir de faire de splendides observations et des photos un peu plus vivantes. Pour une telle occasion je n'avais d'autre choix que de présenter une petite série de cette séance peu commune:

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TD620


 

Au lever du soleil du côté de l'étang de Berre j'ai pu brièvement profiter de la chaude lumière du matin. Un Pouillot véloce a cessé de l'être le temps d'une photo:

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Quelques minutes plus tard, masqué par un rideau de végétation, j'ai pu attraper ce Pipit farlouse qui ne s'est pas posé trop loin de moi:

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Au bord de l'étang les Chevaliers guignettes sont fréquents et j'en ai de nombreuses photos, celle-là sort de l'ordinaire:

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  La matinée avançait et j'espérais qu'une Aigrette garzette daigne s'envoler dans le bon sens, histoire que je ne voie pas uniquement sa queue, et à distance raisonnable. Sur ces photos je peux dire merci à mon matériel qui a permis une mise au point presque parfaite:

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 Un peu plus au nord deux photos (qui esthétiquement ne me plaisent pas) présentées ici comme témoignage de vie.
Contrairement à d'autres régions françaises, par ici les Merles noirs sont farouches et je n'ai donc pas souvent l'occasion de voir cet oiseau en train de boire. Aussi, malgré un arrière-plan bien brouillon, ai-je appuyé sur le déclencheur :

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Je n'aime pas beaucoup le rose des tuiles contrastant avec le bleu du ciel mais j'ai été amusé par ces Linottes qui semblent discuter par regard interposé:

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Très peu de photos pour le moment. Dans le jardin c'est le calme plat, un calme très inhabituel pour la saison. Bizarre. A proximité cependant les Mésanges noires forment maintenant un petit groupe bien installé dans le quartier. Ce sont des oiseaux vraiment faciles à prendre en photo, alors juste pour le plaisir de les prendre pour la n° fois ...:

mésange noire 2

mésange noire

 

Dans les Calanques, j'ai encore découvert un sentier que je ne connaissais pas (non balisé bien sûr et absent des cartes). Après tant d'années passées à parcourir le massif cela pourrait paraître étonnant. Pourtant pour moi ce n'est pas une surprise. Les Calanques sont magiques et source d'émerveillement perpétuel. Une preuve de ce que je dis ? Eh bien la voici: une observation extraordinaire pour ce coin-là, en milieu de matinée j'ai la chance de découvrir un .... Hibou des marais ! Magique je vous dis ! Bon d'accord la photo lontaine en basse lumière est vraiment médiocre, mais elle me satisfait grandement pour immortaliser cet instant unique:

hibou des marais2


 

 

Eté 2015

Quelques nuages noirs, vestiges de la pluie vespérale d'hier, s'effilochent dans le ciel qui s'éclaire. Bientôt ils s'estomperont dans l'azur accompagnant le mistral naissant. Dans la lumière dorée qui accompagne la lente ascension du soleil matinal un petit groupe de Hérons garde-bœufs vole vers le nord. C'est la fin de l'été.

HGB aube

Comme tous les ans à la même époque me voici au lever du jour au mas de Rousty, dans le nord de la Camargue.
Les passereaux sont assez nombreux mais trop discrets pour pouvoir en faire de bonnes photos. Alerté par les cris d'une Gorgebleue à miroir j'attends vainement de la voir parmi les roseaux. Tant pis, une autre fois peut-être. Et puis un peu plus loin... parmi les Pouillots fitis et les Gobemouches noirs il me semble en voir fugitivement une autre. Pas de doute c'est bien ça, un cri me confirme sa présence. Elle se pose quelques instants, à contre jour, j'ai juste le temps de déclencher une fois. Une seule. J'aurais aimé faire mieux, mais c'est ma première photo de cette espèce alors je souris: 

gorge-bleue

Dans le marais, les Panures à moustaches sont bien sûr là, comme je m'y attendais. mais ce que je n'avais pas prévu c'est leur comportement très inhabituel pour des jeunes de l'année. Je les entends en nombre, j'aperçois un vol de 6 ou 7 individus au ras des roseaux, mais le reste du temps ils restent vraiment bien cachés dans les roseaux particulièrement touffus cette année. Alors, juste quelques images et une photo souvenir de cette journée.

               panure juv

 

La Camargue présente des visages multiples. Il y a deux semaines j'étais au sud, sur la route de la plage de Piemanson où en période migratoire il est possible de faire des observations intéressantes. Sur la baisse des 500 Francs, les limicoles sont souvent nombreux, ce n'était pas le cas ce jour-là. Cependant la lumière du matin était favorable, mais ça n'a pas duré.


 La photo de ce Petit gravelot sort des standards habituels en terme de composition photographique. Dans les livres savants on peut lire que le regard doit se diriger vers le centre de l'image. Mais bien sûr ce n'est pas une règle absolue. ici j'ai volontairement pris le contre pied de cette habitude, l'idée étant que le spectateur s'interroge autant que le gravelot qui s'est interrompu pendant la quête de sa nourriture. L'ombre portée de l'oiseau m'a semblé aussi apporter un équilibre intéressant à cette image:

petit gravelot 2

Le plus souvent les Bécasseaux minute ont un plumage coloré aux teintes plus ou moins roussâtres. Celui-ci a déjà sa tenue hivernale terne :

bécasseau minute pl

Pour une fois un Bécasseau variable était peu farouche. Isolé du reste du groupe, il fouillait la vase à quelques mètres de la route, une occasion à ne pas rater !

bécasseau variable

Les Echasses blanches, très communes en été, sont des oiseaux élégants; ce jeune individu semble encore un peu maladroit:

échasse

Voici maintenant une image qui bien sûr photographiquement parlant ne présente aucun intérêt. Mais sur le plan naturaliste c'est autre chose ! A gauche deux Phalaropes à bec étroit, rares mais réguliers sur le secteur. En observant cette scène vous remarquerez bien sûr le troisième oiseau; il leur ressemble mais d'une taille un peu supérieure, il a un port de tête et une allure différents. Très rare par ici, c'est un Phalarope à bec large:

phalaropes


Après mes vacances à la montagne c'est vers l'ouest de  la France que je me suis dirigé. Bien que l'ornithologie n'ait pas été le but principal du voyage j'ai bien sûr profité de mon passage dans le sud de la Bretagne et en Vendée pour faire quelques photos. Peu d'espèces non visibles dans le sud mais des souvenirs sympas , parfois avec une belle lumière, ce qui est fut rare et apprécié. 

Sur leur route migratoire vers le sud une vingtaine de Tournepierres à collier se sont arrêtés quelques jours sur la plage près de laquelle je campais:

tournepierre

Avec eux divers bécasseaux (Sanderlings, mais aussi minutes et variables) ...

Bécasseau Sanderling

 ... et un Bécasseau maubèche; je ne mets sans doute pas la meilleure photo que j'en ai mais peut-être la plus intéressante; elle permet bien de comparer sa taille à celle d'un Tournepierre:

maubèche

Avec eux également un petit groupe de Grands gravelots:

grand gravelot

Petite déception avec l'absence de Pipit maritime (mais alors quelle densité de Bergeronnettes grises !) et un bel éclairage pour ce Traquet motteux surpris un soir pendant une halte migratoire:

Traquet motteux

Je n'avais emporté qu'une paire de jumelles peu lumineuses; pouratnt dans les marais voisins j'ai pu dénombrer une soixantaine d'espèces. Peu de jolies photos mais celles de canards en vol sont peut-être plus originales que les sempiternels portraits que l'on peut facilement faire des colverts:

colverts

canards CJ

Une Guifette noire solitaire pêchait ...

guifette noire

...quelques Chevaliers gambette cherchaient leur pitance dans les eaux peu profondes ....

gambette

et de ci de là quelques petits passereaux se faisaient entendre et même voir, certains peu farouches, en particulier les jeunes fraîchement sortis du nid comme ce petit Tarier pâtre:

TP juv

C'est en bord de mer que j'espérais faire des rencontres avec des espèces que je connais mal. Ce n'est pas le cas pour les Sternes pierregarins dont j'ai de nombreuses photos; celle-là n'est pas si mal malgré une lumière blafarde:

sterne pierregarin

Une espèce voisine bien présente dans le midi est la Sterne Caugek; d'habitude je ne la vois que de dessous, ici une scène de pêche dans les courants du golfe du Morbihan a permis de jolies observations inhabituelles pour moi:

caugek

J'ai bien entendu profité de ce séjour pour m'intéresser aux goélands qui comme les mouettes sont souvent délaissés par nombre d'ornithologues.
Sur les côtes provençales le Goéland leucophée est (doit-on dire désormais "était" ?) omniprésent, les Goélands cendré et brun peu fréquents, le Goéland argenté plutôt rare et le Goéland marin exceptionnel. Sur les côtes vendéenne et bretonne il en va tout autrement, et la situation change suivant les lieux où j'ai traîné mon apparail photo.

Aux Sables d'Olonne les plus nombreux, et de loin, étaient les Goélands bruns:

g brun

g brun vol

Vers le Golfe du Morbihan il y avait davantage de Goélands argentés (très proche cousin de notre Goéland leucophée, on pourra -en particulier- noter les pattes roses (et non jaunes) et le manteau généralement plus clair):

Argenté

Les Goélands marins étaient également bien présents; ce sont les plus puissants des espèces présentées ici et, vu de près, leur bec est spectaculaire. Sans élément de comparaison leur manteau sombre pourrait les faire confondre avec les Goélands bruns de type fuscus, mais leur vol lourd, leur allure massive et leurs pattes chair permettent bien de les différencier (là aussi je ne mentionne que les critères les plus simples à voir):

GM bec

goéland marin

Quant au Goéland cendré (qui soit dit en passant me fait plus penser à une mouette qu'à un goéland) je n'en ai vu qu'une fois mais dans d'excellentes conditions:

g cendré

 

 


 

Un peu plus au sud, je suis allé me promener dans le Champsaur (soit-dit en passant très intéressante région pour les amateurs de randonnée). De belles observations mais peu de photos; de plus les espèces espérées n'ont pas été visibles, mais le séjour m'a permis d'effectuer des repérages pour une fois prochaine.

Passons sur les Mésanges boréales, faciles à voir, mais "grâce" auxquelles je me dis parfois que je ferais mieux d'arrêter la photographie animalière !! Pas de photo donc de ces jolis petits oiseaux.
Par contre enfin des images sympathiques de Grimpereau des bois:

                          grimpereau des bois

Ceci est l'occasion de faire un peu de pédagogie. Sur la photo ci-dessous à gauche un Grimpereau des bois, à droite un Grimpereau des jardins. Avouons que les différencier est un vrai défi ! Heureusement habitat et chant permettent de lever le doute. Quant au phénotype je vous laisse chercher les différences, st si vous n'y arrivez pas écrivez-moi !

grimpereaux

Visbles en Basse-Provence uniquement en hiver, les Venturons sont bien présents dans les Alpes à la belle saison, sans être cependant très nombreux:

venturon

Je ne sais pas ce qu'avait de particulier ce pin, toujours est-il qu'il avait beaucoup de succès. Après y avoir observé un Venturon puis une Mésange boréale j'ai fait ces deux photos (mises ensemble pour illustrer mon propos) d'un Pinson des arbres et d'un Bruant fou fou bien curieux:-) :

duo

Quelques images en vol maintenant.
Deux oiseaux faciles à confondre sur le terrain, mais avec un peu d'habitude l'allure générale et le cri sont bien distincts, je veux parler du Chocard à bec jaune et du Crave à bec rouge, évidents à distinguer sur ces photos, même si le rouge est un peu pâlichon:

chocard

crave

Deux oiseaux communs en plaine mais que j'ai croisés en altitude; une légende est-elle bien utile ?

crecerelle

martinet noir


 

Lorsque les températures sont trop élevées et les oiseaux trop discrets pour pouvoir faire des observations intéressantes, il est temps pour moi de repartir vers les Alpes. Cette année l"appel des montagnes a été trop fort et je suis parti plus tôt que d'habitude.    
  Si en Vanoise et Haute-Savoie les observations ont été décevantes côté oiseaux, il en a été tout autrement dans le Briançonnais.
Au col du Lautaret ce fut un régal, même si le soleil qui jouait à cache-cache a parfois un peu gâché des possibilités de belles photos (quel dommage ce sizerin peu lumineux !), mais ne boudons pas notre plaisir.

Commençons par ce joli Merle à plastron que j'ai vu avant qu'il ne m'aperçoive et ne s'envole illico:

merle à plastron

L'endroit est bien sûr fréquenté également par les Fauvettes des jardins, bien plus faciles à voir et photographier:

fauvette des jardins

 

Observez attentivement la photo ci-dessous: voyez-vous un oiseau ?

recit verd1

Eh bien vous avez un aperçu de la scène s'offrant à mes yeux lorsque j'ai voulu photographier une Rousserolle verderolle. Il s'agit là d'un oiseau étonnant. Suivant la lumière il est quasiment impossible sur certaines photos de la distinguer de la Rousserolle effarvatte mais sur le terrain c'est assez facile: l'effarvatte vit plutôt dans les roselières et a un chant caractéristique alors que la verderolle vit dans les milieux touffus, au milieu de hautes herbes ou d'aulnes -comme ici- et a un répertoire vocal proprement hallucinant. Elle peut imiter plus de deux cents (!!) espèces différentes par exemple ce jour-là je l'ai entendue imiter le Rossignol, la Fauvette des jardins, le Merle noir ....
Mais poursuivons notre approche photographique. Vous avez fini, comme moi, par voir une petite tête et un bec long et plutôt fin au centre de l'image. Asseyons-nous quelques instants, peu à peu l'oiseau monte vers la cime d'un aulne, il est maintenant plus nettement visible, c'est un progrès mais la photo est encore bien peu satisfaisante:

recit verd2

A pas de loup, rapprochons-nous un peu et soyons patients ... Des bribes de chants de ci de là , le feuillage s'agite. Ça y est, on la voit bien maintenant cette fameuse Rousserolle. Clic ! c'est dans la boite :-)

rousserolle verderolle

De nombreuses espèces étaient présentes ce jour-là, mais "obsédé" par les Rouserolles je ne me suis pas trop attardé sur celles-ci. Malgré tout deux Sizerins flammés passaient régulièrement au-dessu de moi et soudain l'un d'eux s'est posé à quelques mètres. La photo, sans soleil, ne me plaît pas mais cet oiseau est plutôt rare dans la région alors ...:

sizerin

En parlant de rareté en voici un assez exceptionnel (pris en photo au sud de Briançon), c'en est d'ailleurs ma première observation. Je vous présente monsieur Bruant mélanocéphale: 

bruant melanocephale

En "montant" dans les Alpes je suis passé par le Dévoluy où le temps était désastreux. Entre les gouttes j'ai juste pu faire une petite série de Tarier des prés ainsi qu'un Bruant jaune malheureusement trop loin:

tarier des prés

bruant jaune

 

 


 

Printemps 2015

 Le printemps est terminé, il est temps de faire un petit retour en arrière; voici mon top 5 des photos des trois derniers mois, choix éminemment subjectif bien sûr, en particulier pour moi qui ai bien du mal à juger mes images. Je commence avec ce Traquet oreillard pris sur les crêtes de la Sainte-Baume:

oreillard

Maintenant une Alouette calandre dans la plaine de la Crau:

calandre

Une Marouette poussin à Hyères:

marouette poussin

Evidemment une photo prise dans mon jardin (où il s'est reproduit), un Rougequeue à front blanc très coloré:

rougequeue à front blanc

Et pour finir, même si la photo est un peu terne, une Fauvette à lunettes camarguaise (le côté affectif a compté !):

fauvette à lunettes


 

Un des projets de de printemps était d'arriver à faire une photo honnête de Fauvette orphée. C'est un oiseau farouche qui m'a donné bien du mal. Mais aujourd'hui j'ai enfin eu un résultat:

f orphée

Deux jours plus tard je suis retourné au même endroit pour essayer de faire mieux. Mais, malgré des conditions météo en apparence identiques, les oiseaux étaient plutôt silencieux et peu actifs. J'ai alors remarqué un perchoir fréquenté par un Coucou gris. Ces oiseaux sont particulièrement farouches et je n'en avais aucune image acceptable. Je savais que sans des précautions particulières je ne pourrais faire aucune photo. Je me suis donc glissé au coeur d'un chêne vert buissonnant très touffu où seule une petite lucarne de 20 cm de côté laissait un espace dans la végétation en me laissant voir le perchoir. Avec une cagoule de camouflage et un filet sur la tête je pense que j'étais invisible. Après trois heures d'attente, une opportunité s'est présentée. J'ai pu faire plusieurs clichés, pour la plupart flous, à cause des turbulences crées par l'air chaud. Mais finalement j'ai eu quelques images meilleures que toutes celles faites jusque là, bien que purement documentaires:

coucou


 

Le mois de mai avance, les oiseaux sont actifs, le beau temps est plus souvent là et les occasions photographiques se multiplient. Voici quelques images toutes fraîches.
A la Sainte-Baume les Pouillots de Bonelli sont présents un peu partout. Avec un peu d'expérience on reconnaît leur chant qu'il ne faut pas confondre avec certaines strophes du Bruant zizi, ou leur cri (rappelant fortement celui du Pouillot véloce ou du Rouge-queue à front blanc). Les prendre en photo n'est pas trop difficile, malgré leur mobilité. Il suffit de repérer un endroit où ils chassent les insectes, de bien se caler et d'avoir de la patience. Tôt ou tard une opportunité se présentera:

pouillot de bonelli

La Mésange noire est vraiment peu farouche, avant-hier deux minutes ont suffi ppour faire cette photo, prise à quelques mètres seulement:

mesange noire chenille

Dans le même coin j'ai eu la chance de faire ce qui est sans doute ma plus belle observation de Bruant fou. Je l'ai repéré grâce à son cri, là il faut bien reconnaître quil faut une oreille exercée pour distinguer ce petit son aigu.Malheuereusement l'oiseau, un peu méfiant, est toujours resté à distance, la photo est moyenne:bruant fou

J'ai aussi pu photographier une Buse en vol qui exceptionnellement m'a vu après que je l'aie repérée. Je mets ici une photo vue de dessous à la verticale, suivie de celle d'une Bondrée (prise hier dans les Alpes de Haute-Provence). Ces deux oiseaux vus d'un peu loin sont facilemnt confondus par quelqu'un qui n'a pas une bonne expérience des rapaces, en particulier lorsque la bondrée étale sa queue (longue si elle est serrée) en éventail:

buse2

bondrée


 

Je fais souvent des photos  à deux pas de la maison. Sur les rives de l'Huveaune une Bergeronnette des ruisseaux a niché au même endroit que l'an dernier. Et lorsqu'elle fait les courses elle ne fait pas le déplacement pour rien:

bp repas

Malheureusement il y a eu peu de jours où le soleil était au rendez-vous à la bonne heure (vu l'emplacement du nid, un seul créneau d'une heure chaque jour est à saisir pour les photos). Je voulais réussir une photo en vol, mais je ne suis pas sûr d'avoir fait mieux que l'année passée:

bp vol

Encore plus près de la maison (dans le jardin !) une Mésange huppée (assez inattendue en cette saison) a été plutôt sympa avec moi, même si elle est restée à l'ombre:

mésange huppée


 

J'évite souvent de poster des vues d'ambiance, où l'oiseau apparaît tel qu'on le voit sur le terrain, la taille réduite du blog étant un peu dissuasive. C'est sans doute dommage car j'aime bien voir l'environnement des oiseaux, lorsqu'il est vraiment naturel. En voici un exemple (cliquez sur l'image pour la voir en un peu plus grand):

  cisticole

De même je ne poste que très rarement des photos de Flamats roses, ils sont si nombreux en Camargue (et ailleurs sur la côte) qu'on ne les regarde presque plus. Là aussi, dès qu'ils sont dans un environnement où il n'y a pas que de l'eau ils permettent de jolies prises de vue:

flamants

 


 

    Au mois d'avril il y a une arrivée massive de Gobemouches noirs. Je n'en avais aucune photo acceptable, cette année j'ai retenu deux images (+ une dans la rubrique "Quel est donc cet oiseau").
La première a une composition minimaliste mais le fond est original.
Sur la seconde, les branches ne sont pas une surcharge de l'image, je trouve même qu'elles apportent un élément graphique que j'utilise peu.

gobemouche noir m

gobemouche noir f

Côté rapace pas grand-chose ces derniers temps. Voici malgré tout en vrac un Faucon crécerelle au lever du soleil, un Aigle botté qui m'a surpris en Crau et une vue très académique de Buse:

crécerelle aube

aigle botté1

buse

 


 

Il y a des oiseaux très communs qui me donnent du fil à retordre; j'ai l'habitude dire que lorsqu'on sait photographier une pie on peut se dire photographe. Visiblement ce n'est pas encore mon cas. Damned !
  La Pie est farouche et intelligente. Il faut des circonstances favorables, ou bien aller dans un parc urbain pour pouvoir réussir quelque chose de correct. Mais ça reste compliqué; l'exposition convenable est très difficile à obtenir. Comment avoir le blanc et le noir détaillés ? De plus cet oiseau, comme le Choucas et le Pic vert qui suivent, sont souvent posés dans l'herbe. Et là mystère et boule de gomme. Impossible pour moi d'avoir un vert naturel (en particulier pour le choucas quel désastre !) Est-ce dû à l'appareil, à l'écran, ou plus prosaïquement est-ce moi qui m'y prends comme un manche ? Si quelqu'un a une idée à me donner qu'il n'hésite pas !! Car ci-dessous franchement :-(

pie

choucas

pic vert


 

J'ai débuté la photo (après quelques clichés avec un instanmatic Agfa), avec un Kodak à soufflet au format 6x8, et là je vous parle d'un temps que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître ! Bien sûr je ne faisais que du noir et blanc, et c'est à cette époque que j'ai appris à doser correctement la lumière, à choisir la combinaison vitesse/diaphragme au pif et à avoir toujours une bonne exposition sur mes photos sans tous les gadgets que l'on trouve maintenant sur nos reflex sohistiqués (et chose inexplicable j'ai perdu au fil des ans ce savoir-faire, l'automatisme numérique m'ayant sans doute muté en robot inintelligent ...)
  De temps à autre me reprend l'envie de refaire du noir et blanc, mais j'ai perdu la main et abandonne bien vite mes vélléités. Pourtant lorsque le ciel est d'un gris uniforme, un de ces jours où les reliefs n'existent plus, où la lumière vient de partout et de nulle part, où l'on ne sait plus très bien si l'horizon existe encore, c'est le moment de replonger dans le passé. Aujourd'hui je me jette à l'eau (est-ce bien elle ?) pour vous proposer ces quelques images sans relief à l'ambiance feutrée et en plan large évoquant le silence et la solitude. Comme souvent le petit format est frustrant, mais les traces de ces instants resteront quelque temps, avant de s'évanouir comme une ride à la surface des étangs.

gci nb

guignette nb

avocetteNB

sterne naine nb


 

 Malheureusement (?) on ne fait pas toujours ce qu'on veut, et la photographie animalière est bien sûr tributaire des sujets visés. Bien que les photos ci-dessous ne soient pas de bonne qualité, pour diverses raisons, elles me semblent cependant présenter un certain intérêt alors tant pis pour l'esthétique.
  Voici une Bergeronnette nordique; elle peut être considérée comme une sous-espèce de Bergeronnette printanière -ou pas ... Il faut dire que finalement la notion d'espèce est assez floue et semble fluctuer au fil du temps. Quoiqu'il en soit il s'agit bien d'une thunbergii, on peut noter une tête sombre (calotte grise et masque noir) ainsi qu'une gorge jaune permettant ainsi d'écarter la cinereocapilla, mais on est en droit de se demander à quoi ressemblerait une hybride de ces deux espèces (même si dans ce cas particulier il s'agit d'un cas d'école je suppose, au vu des zones de répartition des deux) ....:

BP nordique

Dans un autre genre voici une photo assez étonnante. Il s'agit de deux oiseaux de la même espèce, à savoir des Combattants variés; la différence de taille est spectaculaire:

combattants

Cette année les Pouillots siffleurs ont été plus nombreux (ou visibles !) que d'ordinaire lors de la migration prénuptiale. Mais je n'ai pas réussi quelque chose de bien. Cela me laisse un projet pour une autre année:

pouillot siffleur_filtered

Terminons cette petite série avec un Bécasseau de Temminck, on le voit régulièrement, en Camargue ou du côté d'Hyères, mais en très petit nombre, et il reste un oiseau plutôt rare dans notre région:

temminck2


 

Chaque printemps à Hyères c'est le moment de guetter les Marouettes. L'an dernier j'avais (assez mal) photographié une Marouette poussin. Au même endroit cette année c'est au tour de la Marouette ponctuée d'être l'objet de mon attention. Pour réussir à photographier ces oiseaux, il faut de la patience car ils ne sont pas faciles à repérer dans les roseaux touffus (voire impossible à voir s'ils ne bougent pas). Il faut aussi maîtriser la technique car l'air de rien ils se déplacent très vite et la mise au point est compliquée, l'autofocus pouvant facilement être trompé par l'environnement, il vaut mieux parfois opter pour le manuel. Enfin il faut aussi un peu de chance en espérant que l'oiseau sera furtivement visible à découvert, sans roseau parasite pour le cacher. C'est la cas sur cette première photo, malheureusement un peu trop lointaine pour un piqué satisfaisant (d'autant plus que le temps était bien gris, voire pluvieux ce jour-là):

marouette ponctuée

Sur cette deuxième photo, documentaire, un traitement informatique m'a permis d'estomper partiellement la présence gênante des roseaux, mais la photo reste sans relief.

marouette ponctuée2

Enfin j'ai retenu également cette dernière image, amusante avec le vers qui "décore" la tête de la Marouette:

marouette ponctuée3

 


 

Le voilà arrivé ce printemps tant attendu. Enfin sur le calendrier au moins: quand il ne pleut pas il y a une mistral à arracher la queue aux ânes, pas top pour la photo.

Vers le Plan d'Aups je n'ai pas réussi à faire ce que je voulais, mais bon, comme toujours il faut s'adapter. Quelques images de Mésange à longue queue, dont la queue justement est bien pénible pour le cadrage. Du coup les meileures images sont celles où on ne la voit pas, ou si elle est tronquée par la perspective. Paradoxe:

mlq

mlq2

mlq3

Exactement au même endroit une Mésange noire est venue voir ce qu'il se passait. Ce petit oiseau est vraiment facile à photographier, bizarrement je ne suis jamais content du résultat, car je ne retrouve pas sur mes photos ce que j'ai réellement vu (ou cru voir). Sur la première, le choix du cadrage serré est discutable, mais finalement assez bien adapté à la taille de ce blog, si le but est de bien montrer l'oiseau.
La seconde est typiquement une de ces photos qui me laissent sur ma faim, pourtant techniquement elle me paraît satisfaisante. J'espère comprendre un jour ce qui me déplaît là-dedans:

mésange noire

mésange noire2

 


 

Hiver 2014-2015

 

Je sais maintenant bien m'y prendre avec les Panures à moustaches, et cet oiseau original qui porte si bien son nom me plaît toujours autant:

panure

Je l'ai déjà dit, la fin de l'hiver est très favorable pour les furtives Bouscarles de Cetti. Avec un peu de chance on peut tomber sur des oiseaux excités pendant leurs parades nuptiales et qui sont moins prudents que le reste de l'année. Ce jour-là j'ai pu faire une belle série de près:

bouscarle

Il me semble que les Accenteurs alpins se font plus rares. Cette année au cours d'une belle randonnée j'en ai rencontré là où je ne les attendais pas. Belle surprise. Je mets deux photos du même oiseau: malgré les positions analogues de cet accenteur les images sont assez différentes, pourtant je ne me suis déplacé que de quelques dizaines de centimètres entre les deux:

accenteur alpin

                   accenteur alpin2

Un des oiseaux emblématiques de Provence est des plus discrets. On peut l'apercevoir brusquement, jaillissant derrière une crête ou un pilier et il faut être alors prêt. Ce jour-là cet Aigle de Bonelli était à peu près à ma hauteur, et bien qu'un peu lointain j'ai pu en faire une photo qui me plaît bien. Ici elle est bien petite, format du blog oblige, mais en plein écran j'ai l'impression d'être dans le ciel à ses côtés:

bonelli


 

Pour pratiquer la photographie orntihologique il faut être patient, accepter les échecs et apprécier les surprises (ceci est plus facile !). Ce jour-là j'espérais vainement prendre une jolie photo de Goéland cendré du côté de Berre. Commun en hiver un Pipit farlouse est venu se poser tout près, malgré les nombreuses photos que j'ai déjà de cet oiseau j'ai bien sûr profité de l'aubaine:

pipit farlouse

 

Mars est le mois où passent chez nous les Sarcelles d'été au cours de leur périple qui les mènera sur leur lieu de reproduction. C'est finalement une espèce que l'on ne voit pas beaucoup en Provence le reste du temps (sauf bien sûr lors de la migration post-nuptiale). Cette photo a été faite lors d'une randonnée dans les basses gorges du Verdon, à Quinson (04); une rencontre quelque peu étonnante:

sarcelle d'été

A mesure que l'hiver avance mes photos dans le jardin se font plus rares, j'ai fait le plein des espèces présentes. Je retiens tout de même ce Grosbec qui malgré une légère contre-plongée est peut-être la photo la plus réussie de cet oiseau cet hiver, en partie grâce à la lumière:

grosbec

Le Grive draine qui est restée ici plusieurs mois s'est habituée à ma présence. Parfois si près que je ne peux la cadrer, elle n'hésite plus à venir chanter à quelques mètres de moi et maintenant se montre au soleil. Etonnant et magique. Je serai un peu triste lorsqu'elle s'en ira:

grive draine


 

Faire de belles photos est toujours gratifiant bien sûr, mais la réussite n'est pas toujours au rendez-vous. Voici une série d'images toutes plus ou moins ratées, ou du moins peu satisfaisantes, mais qui présentent tout de même un certain intérêt, ornithologiquement parlant.

Commençons par un oiseau, rare mais régulier dans la région. Il a du rester près d'un mois dans le même secteur en Camargue. Une première fois je suis allé là-bas, et figurez-vous que j'avais oublié la batterie de l'appareil photo ! Bel exploit ...

Quelques jours plus tard j'y suis retourné et n'ai pas eu trop de chance. Cependant ce busard s'est posé à une distance pas trop lointaine pour une photo, même s'il est mal éclairé. Un traitement informatique adéquat m'a permis d'un peu adoucir l'image pour obtenir ceci :

busard pâle

Pendant que j'attendais dans ma voiture ce beau rapace bien entendu d'autres oiseaux sont passés. Un petit groupe d'alouettes traînait dans le secteur et je me demandais pourquoi elles passaient toujours aussi loin. Comme on peut le voir, elles ne me permettaient pas d'en faire quelque chose de potable:

alouettes vol

Mais grossissons la zone centrale, on voit nettement que les oiseaux m'ont repéré et passent au large tout simplement parce que ma tête ne leur revient pas !

alouettes vol détail

Voici une autre photo, pour laquelle je n'ai pas cherché le cadrage pour une raison toute simple: ce n'est pas une belle image que je recherchais mais une identification: je ne sais pas quel est cet oiseau ! Au premier coup d'oeil vous allez vous exclamer que je suis vraiment peu compétent en pensant bien sûr à une Bergeronnette grise.. Mais regardez mieux. Est-ce vraiment certain ? Tout d'abord l'oiseau semble putôt sombre et les flancs sont très nettement gris. Le manteau n'est pas uniforme et semble marbré de tâches noires diffuses, la transition entre le noir et le gris au niveau de la nuque interroge aussi. An niveau des rémiges on ne voit pas bien l'étendue du blanc et, malheureusement, on ne voit pas la couleur des couvertures sus-caudales. La question ne peut être tranchée mais n'est pas absurde: ne pourrait-il pas s'agir d'une Bergeronnette de Yarell femelle ?

bgy

Pour la photo ci-dessous, aucun problème d'identification, mais je commence à me demander si un jour j'arriverai à faire une belle photo de Cygne de Bewick. Toujours loin, toujours par une lumière blafarde... Désespérant !

Bewick

Tout le monde reconnaît qu'il s'agit maintenant de Martin-pêcheur, espèce pour laquelle je rêve de faires de belles photos, malheureusement ce n'est pas encore pour ce coup-ci. Et hop encore une photo minable ! Il faut bien avouer que le support n'est pas celui auquel on pourrait s'attendre. Cette photo est prise à Marseille sur des blocs d'enrochements, franchement on fait mieux comme décor. De plus la distance de prise de vue est trop grande et la lumière violente. Maigre consolation, c'est l'occasion d'un petit exercice pédagogique: on voit bien qu'il s'agit là d'un mâle, et si vous ne le saviez pas, à vous de faire des recherches pour le découvrir (non mais, vous n'imaginez pas que je vais me taper tout le boulot !).

martin huveaune

Poursuivons avec cette série des photos qui auraient pu être bien si elles n'étaient pas ratées ;-)

Il y a quelque temps j'ai posté des photos de Goélands cendrés, images statiques documentaires. Peu de temps après j'ai réussi à saisir un bel envol de cet oiseau (de premier hiver). Malheureusement la lumière plate écrasant les contrastes a tout gâché:

g cendré1H

Dans la série "les oiseaux que je n'arrive jamais à prendre correctement" je crois que le roi des rois est le Busard des roseaux. Et pourtant, j'en vois souvent ! Toujours trop loin, toujours à contre-jour, quelle galère cet oiseau ...:

busard roseaux f3A

Il y a aussi les photos auxquelles on ne peut rien reprocher si ce n'est qu'elles sont ... comment dire ? bof bof. En gros pas d'intérêt autre que celui d'avoir une espèce en photo. Par exemple ce visiteur d'hiver (dans ma région), le Crave à bec rouge:

crave

Dans un autre genre il y a aussi les photos réussies mais qui le sont trop ! Voyez cette Grande aigrette: la pose est bien sans être originale, la lumière bien dosée, la netteté bonne également, le fond ne perturbe pas la lecture... Alors quoi ? Et bien elle est trop près ! Découverte alors que j'étais en voiture en sortie de virage, je ne pouvais pas reculer, j'ai fait ce que j'ai pu. Même en format portrait elle rentrait à peine dans le cadre, du coup pas d'espace pour dégager l'oiseau et son regard, c'est bien dommage:

                    grande aigrette

 

 


 

                        lusciniole V

Un de mes objectifs de fin d'hiver était d'essayer de faire des photos de Lusciniole à moustaches. Coup de chance (?) ma première tentative a été fructueuse. Cet oiseau est très difficile à voir, et donc à photographier. Pour le même prix en voici deux (la première en vertical ci-dessus):

lusciniole

 

La Bouscarle de Cetti est très facile à entendre dans les zones humides. La voir convenablement est une autre histoire. Pour la photographier la période est courte, j'ai pu en profiter et faire quelques images sympas, en voici une:

bouscarle

Toujours aussi séduisante une Remiz penduline qui a eu la bonne idée de se poser parmi des tiges esthétiques, merci à elle !

remiz


 

L'hiver, vous le savez, est la période privilégiée pour les photos à la mangeoire. Une fois les clichés purement naturalistes effectués, c'est l'occasion de chercher à faire des images différentes. Je vous propose ici deux exemples illustrant ce que je cherche à faire.
Un Verdier, c'est un Verdier me direz-vous. Effectivement. Pourtant regardez ces deux photos, toutes deux d'un Verdier au même endroit sur la même branche devant ma fenêtre. La première (un mâle) est prise en plein après-midi un jour neigeux (rare chez moi !). La seconde (une femelle) à la fin d'une belle journée lumineuse. Outre la lumière, des positions différentes, des cadrages plus ou moins serrés changent beaucoup de choses:

verdier hivernal

verdier soir

Un autre exemple avec ce Gros-bec, deux photos qui n'ont pas grand-chose à voir, c'est pourtant le même individu:

gros bec hiver

grosbec gp

Mais poursuivons avec les petits oiseaux de mon jardin. J'ai profité du seul jour de neige (je devrais dire de la seule heure !) pour avoir également une image un peu différente de Mésange charbonnière:

charbo neige

Il y a quelques semaines encore je pestais de ne pas avoir de belle Fauvette mélanocéphale mais après celle de Décembre (cf plus bas sur cette page), la chance a tourné et même si je ne suis pas satisfait de l'environnement en voici une qui au moins techniquement me semble très bonne:

fauvette melanocephale

Plus facile à voir mais d'un comportement versatile les Fauvettes à tête noire sont toujours dans les parages, mais finalement pas si faciles à photographier. Voici deux mâles pris par des conditions météo radicalement différentes:

ftn m2

ftn m

Cette femelle, malheureusement à l'ombre permet de voir que la photographie numérique a de sacrés avantages lorsqu'il s'agit de récupérer des ombres semblant définitivement bouchées:

ftn f

Changeons de registre, toujours dans le jardin cependant.
Tous les soirs à la nuit tombante (voire tombée !) une Grive draine quelque peu inhabituelle (à tous les sens du terme) vient me rendre visite. Pour en faire des photos décentes, le recours au flash est indispensable. Exercice peu évident si on veut donner l'illusion d'un éclairage (presque) naturel. Sur ce plan-là je n'ai pas pu faire mieux:

draine